Aujourd’hui, devant l’Hôtel de Ville de Cornwall, des centaines de personnes ont manifesté pour soutenir les quatre sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) en grève. Les cols blancs viennent de se joindre à la grève déclenchée il y a près d’une semaine par trois sections locales (les syndicats des ambulanciers, des cols bleus et des employés de bibliothèque). Depuis ce matin, environ 400 employés municipaux sont en arrêt de travail.

Le président du SCFP-Ontario, Fred Hahn, avait un message pour les grévistes : « Les travailleurs de toute la province vous appuient, parce que vous combattez les concessions et réclamez un contrat de travail équitable. Les municipalités ontariennes surveillent votre solidarité. D’ailleurs, vous êtes un modèle de solidarité. Le conseil municipal de Cornwall va devoir comprendre à quel point vous êtes forts. Et il va devoir reprendre les négociations pour mettre fin à ce conflit de travail. »

Les négociateurs du SCFP s’interrogent sur l’absence de volonté de la ville à revenir à la table, alors que plusieurs services vitaux sont fortement ralentis, voire immobilisés. « Pourquoi ne fait-elle pas tout en son pouvoir pour mettre fin à la grève? », se demande Amanda Palieps, présidente de la section locale 5734 du SCFP qui représente les ambulanciers. « Nous sommes là, nous sommes un partenaire raisonnable et prêt à négocier. »

La grève a pour causes principales les concessions et les salaires. Alison Denis, conseillère nationale du SCFP : « Nous n’avons eu aucune nouvelle de la ville depuis l’avant-veille du déclenchement de la grève. Nous ne comprenons pas qu’elle ne se soit pas démenée pour travailler avec nous jour et nuit à l’approche de la date butoir. Et près d’une semaine plus tard, avec un autre groupe d’employés qui se joint à nous, elle brille encore par son absence. »

Ce matin, le SCFP a envoyé la lettre suivante à la ville. Il attend une réponse.

Nous écrivons pour prendre de vos nouvelles, puisque nous ne vous avons pas vu depuis mardi dernier. Nous vous rappelons que nous sommes disponibles à négocier un contrat de travail équitable en guise de solution à ce conflit de travail. Vous savez comme nous que cette grève se règlera à la table des négociations, mais les deux parties doivent s’y asseoir ensemble.

La rumeur veut que la ville fasse durer la grève volontairement pour économiser sur les salaires. Jamais nous n’oserions croire que vous feriez une telle chose au détriment des citoyens de Cornwall que vous priveriez ainsi de services vitaux, mais nous nous interrogeons sur les raisons de votre absence à la table. Nous devrions travailler ensemble d’arrache-pied pour trouver une issue à ce conflit.

Revenez à la table, discutons. Nous vous attendons.

Bien sincèrement,

Alison Denis, conseillère nationale du SCFP
Keith Sandford, conseiller national du SCFP

c. c. le maire et le conseil municipal

Enfin, aujourd’hui, le SCFP a fait diffuser le message suivant sur les ondes de deux radios locales (en anglais seulement) :