Le personnel de soutien de la santé du Manitoba demande à Soins communs de mettre à jour ses lignes directrices sur l’EPI afin de refléter la reconnaissance, par l’Agence de la santé publique du Canada, de la transmission possible de la COVID-19 par les gouttelettes respiratoires et les aérosols.

« Les lignes directrices de Soins communs concernant les masques N95 n’ont pas été modifiées depuis juillet », explique Debbie Boissonneault, présidente du SCFP 204, le syndicat des employés de soutien de la santé relevant de l’Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW) et de Soins communs. « Les employés de soutien de la santé attrapent la COVID-19 au travail en trop grand nombre. C’est donc que quelque chose cloche et qu’il faut corriger le tir. »

Hier, des fonctionnaires ont annoncé que seize membres du personnel de soutien avaient été testés positifs à la COVID-19 au cours des 48 dernières heures et que 476 travailleurs de la santé avaient contracté la COVID-19 depuis le début de la pandémie. Un travailleur de la santé est décédé après avoir contracté la COVID-19 au travail.

Plus tôt ce mois-ci, l’Agence de la santé publique du Canada a mis à jour ces lignes directrices pour reconnaître que le virus « se propage par les gouttelettes respiratoires et les aérosols générés lorsqu’une personne infectée tousse, éternue, chante, crie ou parle. » Or, selon les protocoles de Soins communs, les masques N95 sont fournis au personnel de soutien de la santé uniquement au terme d’une évaluation des risques qui détermine s’il y a ou non présence d’une « intervention médicale générant des aérosols ».

« Le SCFP demande qu’on fournisse immédiatement un masque N95 aux employés qui travaillent avec des patients, des résidents ou des clients positifs à la COVID, mais nous attendons toujours », explique Abe Araya, président du SCFP-Manitoba. « Nos membres se voient refuser ces masques en raison de protocoles obsolètes. Il faut mettre à jour ces protocoles tout de suite. »

Les travailleurs de soutien de la santé membres du SCFP ont envoyé une lettre à Lanette Siragusa, responsable provinciale de l’intégration et de la qualité du système de santé, infirmière en chef chez Soins communs, pour souligner l’urgence de modifier la politique afin que celle-ci reflète l’état actuel des connaissances scientifiques sur la transmission de la COVID-19.

Le SCFP a également déposé des griefs pour réclamer un meilleur EPI à l’ORSW, chez Soins communs, à Southern Health-Santé Sud et chez Parkview Place.

« Le personnel de soutien de première ligne nous dit qu’il n’est pas protégé, ajoute Debbie Boissonneault. La réponse des directions ? Grief rejeté. »

Le SCFP représente environ 19 000 travailleurs de soutien de la santé au sein de l’ORSW, de Soins communs, de la régie de la santé Northern Regional, de Southern Health-Santé Sud et de nombreux établissements de soins personnels privés.