Les cols blancs, employés des piscines et brigadiers scolaires de Terrebonne redoublent de vigilance syndicale. Ce lundi 8 juillet, ils ont tenu une assemblée générale. Ensuite, plus d’une cinquantaine d’entre eux se sont rendus à la séance du conseil municipal pour manifester. Ils s’inquiètent du changement de ton du côté de la Ville depuis l’hiver dernier. Alors que les relations de travail étaient au beau fixe depuis plusieurs années, la partie patronale a subitement durci le ton.

« Le climat s’est grandement détérioré depuis quelques mois à cause d’un changement unilatéral du côté de l’employeur. Pourtant, depuis plusieurs années, incluant sous la présente administration, nous avons toujours su trouver des solutions gagnant-gagnant. Nous avons signé deux conventions collectives sans aucun moyen de pression sous l’administration Marc-André Plante : celle des cols blancs en mai 2018 et celle des brigadiers en septembre 2018 », d’expliquer Chantal Riopel, présidente du Syndicat des cols blancs de Terrebonne, section locale 2326 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

« En pleine pénurie de main-d’œuvre, ce n’est pas une bonne idée de vouloir couper tous azimuts dans les conditions de travail des employés. Ça risque d’être contre-productif et de baisser la qualité des services aux citoyens », selon Maxime Valade, conseiller syndical au SCFP.

« La Ville dit qu’elle se préoccupe du coût et de l’efficacité des services publics. Nous avons toujours été réceptifs à ces préoccupations-là. Nous l’avons prouvé à plusieurs reprises : nous sommes capables de discuter et de trouver des solutions. Nous invitons donc l’employeur à baisser le ton et à reprendre le chemin de la collaboration avec ses employés », a conclu Maxime Valade.