Le président national du SCFP, Mark Hancock, et la secrétaire-trésorière nationale du SCFP, Candace Rennick, ont commenté la situation en Iran et au Moyen-Orient :
Le SCFP dénonce le bombardement de l’Iran et l’intensification des hostilités au Moyen-Orient. Les répercussions du conflit sur la paix et la sécurité dans la région – et partout dans le monde – sont énormes.
La récente montée de la violence nous préoccupe énormément. Nous déplorons les attaques militaires et les frappes de représailles qui ont ravagé l’Iran et le Moyen-Orient dans son ensemble, causant de nombreuses pertes de vies humaines et la destruction d’infrastructures civiles essentielles, notamment des écoles, des hôpitaux et des services publics indispensables.
Nous dénonçons vivement les meurtres rapportés de plus de 150 filles d’une école primaire à Minab, ainsi que ceux de membres du personnel scolaire. Viser une école et tuer des enfants et des travailleuses er travailleurs constitue un crime inimaginable et injustifiable, et c’est une grave violation du droit international humanitaire.
En même temps, nous reconnaissons le fait que la population iranienne subit depuis longtemps la répression du régime autoritaire des mollahs, qui interdit des libertés démocratiques fondamentales, étouffe les syndicats indépendants et réduit au silence la dissidence. Les travailleuses et travailleurs, les femmes, les étudiant(e)s et les communautés minoritaires qui exigent le respect de leurs droits fondamentaux et de leur dignité risquent l’intimidation, l’emprisonnement et la violence.
Les attaques militaires illégales ne font que détruire davantage la vie des civil(e)s et des travailleuses et travailleurs qui doivent déjà composer avec des sanctions sévères, des difficultés économiques et la répression étatique. L’escalade de la violence donne du pouvoir aux extrémistes, aggrave la souffrance et sape les aspirations démocratiques des gens ordinaires.
Nous sommes solidaires de la population iranienne, des travailleuses et travailleurs et des syndicats qui continuent à se battre pour la liberté, l’égalité et l’autodétermination, ainsi que pour se libérer de l’autoritarisme national et des interventions militaires étrangères.
Nous avons le devoir de défendre le droit de toutes et de tous à l’autodétermination, à la souveraineté, au respect des droits de la personne et à la protection en vertu du droit international.