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British Columbians oppose government subsidy to private schools

BURNABY—Alors qu’une année scolaire difficile tire à sa fin pour les enseignants et le personnel scolaire, le SCFP-C.-B. se permet une recommandation à l’endroit de la première ministre Christy Clark : écoutez donc la majorité des Britanno-Colombiens ; redirigez vers le réseau public les 400 millions de dollars ou presque que vous donnez chaque année à l’école privée. Dans un récent sondage commandé par le SCFP-C.-B., plus des trois quarts des répondants s’opposent à ce que l’État subventionne l’école privée.

« Ce sont les petits caractères du budget provincial qui disent tout, explique le président du SCFP-C.-B., Paul Faoro : Christy Clark et ses députés libéraux forcent les conseils scolaires à réduire leur budget, à fermer des écoles et à licencier du personnel scolaire afin de dégager 358 millions de dollars pour financer l’école privée. C’est parfaitement insensé ! L’école publique est l’éliminateur de différences de classes sociales par excellence. Bien financée, elle accorde les mêmes possibilités d’apprentissage et de réussite à tous les enfants, peu importe leur origine socioéconomique. »

« Notre sondage révèle deux grandes choses, poursuit-il : la plupart des Britanno-Colombiens ne savent pas que les contribuables financent l’école privée et, lorsqu’ils l’apprennent, une majorité écrasante d’entre eux s’y opposent. »

Cette année, le gouvernement provincial distribue 358 millions de dollars aux écoles privées, y compris à l’école privée d’élite que fréquente le fils de la première ministre, alors qu’il ordonne aux conseils scolaires de réduire leurs dépenses de 25 millions de dollars, ce qui force la fermeture de dizaines d’écoles. Depuis l’arrivée des Libéraux provinciaux au pouvoir en 2001, on recense plus de 240 fermetures d’écoles en Colombie-Britannique.

« Chaque fois que ce gouvernement ferme une école, surtout en région rurale, lance M. Faoro, il arrache une partie du cœur d’une communauté et réduit les chances de réussite des enfants, particulièrement de ceux provenant de ménages à faible revenu. J’aimerais bien dire que la première ministre ne comprend pas la situation, mais je crois que c’est le contraire, et c’est pire : elle est parfaitement consciente de ce qu’elle fait. Du moment que ses partisans riches et bien connectés sont heureux, le reste – la très grande majorité d’entre nous ! – ne compte pas. »

Selon le sondage commandé par le SCFP-C.-B. à MARU VCR&C (anciennement la division recherche et consultance de Vision Critical) et mené du 7 au 9 juin, seulement 26 pour cent des répondants savaient qu’on augmentait le financement de l’école public tout en réduisant le budget de l’école publique. Et 77 pour cent des répondants s’opposent à ce que l’État subventionne l’école privée avec l’argent des contribuables.

Le SCFP-C.-B. est le plus grand syndicat britanno-colombien. Il représente des travailleurs qui fournissent des services publics à travers la province, dont 27 000 syndiqués du secteur scolaire.

Méthodologie : Un sondage Internet a été mené du 7 au 9 juin 2016 auprès de 802 résidants adultes de la Colombie-Britannique sélectionnés au hasard parmi les panélistes recrutés par Angus Reid. La marge d’erreur (qui mesure la variabilité de l’échantillon) est de +/- 3,4 % 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés statistiquement en fonction des dernières données de recensement sur la scolarité, l’âge, le sexe et la région afin que l’échantillon soit représentatif de l’ensemble de la population adulte de la Colombie-Britannique. Les écarts de calcul possibles entre les totaux sont attribuables à l’arrondissement.

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