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TORONTO, ON – Le gouvernement ontarien promet un régime de retraite provincial, mais ces promesses ne nous mèneront pas au régime à cotisations déterminées dont les Ontariens ont besoin pour assurer leur retraite. Elles servent plutôt d’écran de fumée pour camoufler des mesures législatives dangereuses, selon Fred Hahn, le président de la division ontarienne du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Ontario).

Hier, à Queen’s Park, le gouvernement a déposé deux projets de loi sur les retraites, dont une loi générale qui habilite les problématiques régimes de pensions agréés collectifs (RPAC) du gouvernement Harper. Notons que les Libéraux s’étaient d’abord opposés aux RPAC.

« D’un côté, explique M. Hahn, le gouvernement libéral reconnaît que des millions d’Ontariens n’ont pas de véritable sécurité financière à la retraite, problème qui doit se régler par la bonification d’un régime public de rentes comme le Régime de pensions du Canada (RPC). De l’autre, il habilite les RPAC du gouvernement Harper, un véhicule d’épargne qui ne profite qu’au secteur financier et dont la raison d’être est d’écraser toute velléité de bonification du RPC. Les Libéraux doivent décider de quel côté ils sont : celui des Ontariens et de leur retraite? Ou celui des banques et de leur marge de profit? »

Le projet de loi 57 crée un cadre de mise en place, en Ontario, du RPAC lancé en 2011 par les Conservateurs de Stephen Harper. Contrairement au RPC qui offre aux travailleurs canadiens un régime de retraite à cotisations déterminées universel administré par l’État, le RPAC est un régime volontaire administré par le privé, soit les banques et les compagnies d’assurance. Le RPAC, comme le REER, est donc totalement soumis aux montagnes russes du marché.

En 2008, les Ontariens qui comptent sur un REER ont vu leur revenu de retraite diminuer de beaucoup (40 pour cent dans certains cas) en raison de la crise financière mondiale. « Les REER sont une déception pour les Ontariens qui essaient de planifier leur retraite, lance M. Hahn. Alors, pourquoi les Libéraux mettent-ils en œuvrent les RPAC de Harper?. Au lieu de parler ouvertement de leur changement d’opinion sur les RPAC, les Libéraux essaient de détourner l’attention à coups de vagues promesses concernant une régie des rentes de l’Ontario. »

Le deuxième projet de loi sur les retraites, le projet de loi 56, est beaucoup moins étoffé que le projet de loi 57. Il demande au gouvernement de mettre sur pied un Régime de retraite de la province de l’Ontario (RRPO) d’ici 2017, tout en demeurant imprécis sur les détails. On sait par contre que, contrairement au RPC, ce régime ne sera pas universel, c’est-à-dire accessible à tous les travailleurs. « Le projet de loi 56 n’est rien de plus qu’une loi qui promet une autre loi, résume M. Hahn. Il laisse de graves problèmes en suspens, comme l’universalité du régime, chose que des organismes comme le SCFP-Ontario ont déjà signalée au ministre Hunter et à la première ministre Wynne. »

Le SCFP-Ontario craint que, si le régime proposé n’est pas assez universel, celui-ci ne puisse pas s’intégrer éventuellement à un RPC bonifié, ce qui pourrait mettre en péril la bonification du régime public pour tous les travailleurs du pays. « Ce serait triste, ajoute M. Hahn, si les Libéraux faisaient d’une grande idée comme celle d’un régime public universel qui bénéficie à tous quelque chose d’étroit susceptible de nuire à la bonification des prestations de retraite de tous les Canadiens. Néanmoins, Mme Wynne a encore le temps de rendre le RRPO universel et de mettre au rancart le RPAC, ce canard boiteux de Stephen Harper. »

Le SCFP est le syndicat communautaire de l’Ontario. Ses membres fournissent les services publics de qualité dont nous dépendons tous au quotidien. Ils travaillent fièrement dans les services sociaux, la santé, les municipalités, les commissions scolaires, les universités et le transport aérien.

Pour en savoir plus, contactez :

Craig Saunders

Service des communications du SCFP
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