Ces derniers mois, le monde semble plongé dans le chaos. Mais il ne faut pas perdre espoir. Aux quatre coins de la planète, des gens se soulèvent pour exiger mieux. J’encourage les membres du SCFP à joindre cette mobilisation.
Ensemble, défendons les bons emplois, le filet de sécurité sociale, les droits de la personne et l’accès à des services publics de qualité. Bâtissons un vaste mouvement qui imposera un changement pour que le Canada devienne le pays auquel nous aspirons et dont nous avons besoin.
Les membres du SCFP savent comment se battre, comment être des leaders. Et c’est exactement ce que nous devons faire. Il n’y a pas d’autre voie possible et, surtout, aucun temps à perdre.
Le gouvernement libéral de Mark Carney prend un virage à droite. Son budget prévoit 82 milliards de dollars supplémentaires en dépenses militaires au cours des cinq prochaines années, et ce, au détriment des services publics et des emplois bien rémunérés. Ce financement proviendra en partie de compressions de 57 milliards de dollars dans les programmes fédéraux et de la suppression de 40 000 emplois dans la fonction publique.
Si on ne mobilise pas nos membres pour s’opposer à ces coupes, celles-ci entraîneront une réduction des services, des temps d’attente plus longs et un relâchement des normes gouvernementales. Ces compressions menacent la sécurité et la santé publiques, nos institutions judiciaires, l’environnement et la protection des droits de la personne.
Le plan de Mark Carney pour renforcer l’économie canadienne repose presque entièrement sur le secteur privé. La majorité des projets, financés à la hauteur de 10 milliards de dollars, sont entre les mains des grandes entreprises. Alors que le pays a besoin d’un filet social solide, le gouvernement libéral réduit ses investissements essentiels dans nos infrastructures sociales, comme les services éducatifs à la petite enfance, l’assurance médicaments et le régime de soins dentaires. Les transferts canadiens en matière de santé sont en baisse, et des milliards de dollars de financement pour divers programmes de santé arrivent à échéance.
Pour les membres du SCFP qui travaillent dans des secteurs dépendant du financement fédéral, ces coupes se traduiront par des négociations plus difficiles dans les années à venir. Et pour les communautés que nous servons, elles entraîneront un accès limité aux services, des délais plus longs et une détérioration de la qualité de vie.
Mais il y a un autre côté à cette histoire : les membres du SCFP sont sur la ligne de front pour défendre les services publics et les personnes qui en dépendent. Les obstacles ne sont pas synonymes de défaite; ils appellent plutôt à l’action collective.
C’est à nous de bâtir un mouvement fort pour renverser la vapeur. Nous devons mobiliser nos sections locales et rallier nos communautés. Nous devons bâtir un front populaire suffisamment fort pour freiner ces compressions.
Nous devons exiger des politiques fiscales qui obligent les entreprises et les riches à payer leur juste part, ainsi que des investissements fédéraux qui créent des emplois, améliorent les services, augmentent le revenu des travailleuses et travailleurs et s’attaquent aux crises grandissantes de la pauvreté, des changements climatiques et des inégalités.
Certes, nous avons beaucoup de pain sur la planche. Mais nous avons aussi un énorme avantage : notre expérience, notre savoir-faire, nos ressources et 800 000 membres qui refusent de rester les bras croisés.


