Le plus grand syndicat du Manitoba a annoncé les cinq points qu’il espère retrouver dans le budget provincial de cette semaine.
« Le SCFP représente des travailleuses et travailleurs de la fonction publique de partout au Manitoba », a dit Gina McKay, présidente du SCFP-Manitoba. « Le travail de nos membres dépend du budget provincial. C’est important de faire valoir leurs revendications. »
Le premier point : davantage de communication au sein du système de santé.
« Le système a évolué, mais pas toujours en consultant le personnel de soutien », a dénoncé Margaret Schroeder, présidente du SCFP 204. « Il faut réduire les heures supplémentaires obligatoires, diminuer la dépendance aux agences de placement privées et améliorer les ratios de personnel de soutien. Si le budget ne contient rien qui aide à atteindre les 4,1 heures de soins directs par personne dans les foyers de soins personnels, beaucoup de travailleuses et travailleurs de la santé vont être très déçus. »
Le deuxième point : plus de soutien provincial pour les municipalités.
« Le maire Gillingham a pointé plusieurs mesures qui amélioreraient la sécurité publique », a rappelé Gord Delbridge, président du SCFP 500. « On espère vraiment que le budget inclura de l’aide pour les services en santé mentale du 911. Pour l’installation de traitement des eaux usées aussi. »
Le troisième point : pallier les inégalités que vit le personnel de soutien scolaire.
« La majorité du personnel de soutien scolaire n’a pas de régime de pension à prestations déterminées, a déploré Gina McKay. Le Manitoba est le seul endroit au Canada où le personnel de soutien n’a pas de vraie pension. On s’attend à ce que le budget se penche sérieusement là-dessus. »
Le quatrième point : ne pas aller de l’avant avec le plan de privatisation du recyclage hérité du gouvernement progressiste-conservateur.
« On espère franchement que le gouvernement néo-démocrate rompe avec l’idéologie des progressistes-conservateurs, a affirmé Gord Delbridge. Le premier ministre Kinew a dit vouloir qu’on se serre les coudes entre Canadiens et Canadiennes. Je suis sûr qu’il ne voudra pas abandonner de nombreux contrats publics lucratifs aux mains d’entreprises américaines. Ce serait terriblement décevant. »
Le cinquième et dernier point : dans la foulée de l’entente conclue pour l’Association des enseignants du Manitoba, le SCFP demande des ajustements salariaux dans l’ensemble du secteur de l’éducation. « Depuis trop longtemps, les divisions scolaires rurales paient leur personnel jusqu’à 30 % moins que leurs contreparties urbaines, a expliqué Gina McKay. Maintenant que les salaires du personnel enseignant sont ajustés, il est temps de mettre fin à cette inégalité pour le personnel de soutien. »