Le SCFP 4747 est très inquiet d’une décision de la division scolaire Living Sky, qui prévoit de vendre son parc d’autobus desservant les élèves en milieu rural pour sous-traiter ces services de transport à une entreprise privée, Southland Transportation.

« Cette décision soulève plein de questions. On comprend les enjeux financiers de la division scolaire, mais compter sur des contrats avec le secteur privé pour fournir un service public essentiel comme le transport scolaire n’est pas sans risques à long terme », explique Krista Walker, présidente du SCFP 4747.

Bien que la sous-traitance puisse sembler une solution économique, la section locale sonne l’alarme et rappelle que les conséquences à long terme s’avèrent souvent plus coûteuses. Voici les principales préoccupations :

  • Diminution de la surveillance et de la transparence, car la division scolaire perd le contrôle du fonctionnement au quotidien, des normes en matière de formation et des attentes liées au rendement.
  • Déclin potentiel de la qualité du service, car les entreprises privées, qui cherchent d’abord le profit, connaissent souvent un bon roulement de personnel et investissent moins dans la sécurité.
  • Incertitude quant aux coûts, car après une première offre abordable, les prix grimpent parfois très vite une fois un contrat pluriannuel signé.

« D’autres divisions scolaires en Amérique du Nord ont vécu cette escalade des coûts doublée d’un effondrement de la qualité des services après avoir donné le transport étudiant en sous-traitance, ajoute Krista Walker. Et une fois le parc d’autobus vendu, il devient extrêmement coûteux – voire impossible – de rétablir le service public si la privatisation est un échec. »

Le SCFP 4747 réitère son engagement envers ses membres qui sont touché(e)s par cette décision, mais aussi envers les familles et élèves qui dépendent d’un moyen de transport fiable et sûr.

« On va continuer de défendre les emplois, les conditions de travail et les droits de nos membres. Le SCFP 4747 suivra de très près l’évolution du dossier et tiendra l’employeur pour responsable à chaque étape du processus », affirme Krista Walker.