David Jacks | Service des communications du SCFP

Au cours de leur première année au pouvoir, les progressistes-conservateurs de Brian Pallister ont eu recours à tous les trucs de la droite pour démanteler les services publics manitobains.

Le gouvernement a adopté le projet de loi 28, qui impose un gel des salaires dans le secteur public, ainsi que le projet de loi 19, qui ampute de grands pans d’Hydro Manitoba. Il a éliminé 900 postes chez Hydro-Manitoba et 200 gestionnaires du système de santé. Récemment, il a annoncé la construction de quatre écoles en PPP et la création d’obligations à impact social.

Le gouvernement a aussi réorganisé les soins de santé de fond en comble en fermant des salles d’urgence et en réduisant le financement, ce qui entraîne de graves pénuries de personnel.

Mais les membres du SCFP ripostent. Par l’entremise de la Fédération du travail du Manitoba, le SCFP et d’autres syndicats ont déposé une injonction contre le projet de loi 28 parce que le gouvernement a refusé de négocier. À Brandon, le SCFP 737 a organisé une assemblée publique contre les écoles en PPP. Les membres du SCFP du secteur de la santé luttent à coup de manifestations et de piquetages, de Flin Flon à Winnipeg. Le SCFP 998 combat les compressions chez Hydro-Manitoba. Et partout, les membres du SCFP dénoncent la privatisation.

La lutte des Manitobains contre l’austérité du gouvernement Pallister ne fait que commencer, mais on voit déjà s’établir des alliances avec le secteur communautaire. Le travail de coalition avec les groupes autochtones, les organismes de lutte à la pauvreté et les groupes environnementalistes, sera essentiel à la protection des services publics. La coalition Communities Not Cuts est en première ligne pour s’opposer au programme Pallister et le SCFP est fier d’en faire partie.