HousesLa Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publie régulièrement un rapport sur le coût et l’abordabilité des logements locatifs au Canada.

Pour évaluer l’abordabilité, elle utilise le prix de tous les appartements actuellement loués. Cela signifie que son évaluation n’inclut pas le prix affiché des appartements vacants, qui est généralement plus élevé.

Une location est considérée comme abordable si le loyer coûte moins de 30 pour cent du revenu mensuel du ménage avant impôt.

Heures mensuelles requises au salaire moyen pour louer un appartement de deux chambresCe graphique montre combien d’heures, au salaire moyen dans chaque ville, une personne devrait travailler par mois pour louer un appartement de deux chambres.

Les données montrent que, dans la plupart des villes, l’appartement moyen de deux chambres est devenu moins abordable pendant la pandémie. Cette tendance n’a fait que s’accélérer en 2022. Des données plus récentes de Rentals.ca montrent que le loyer moyen pour toutes les propriétés a augmenté de neuf pour cent entre avril 2021 et avril 2022.

Le Canada manque de logements locatifs construits à cette fin et abordables pour les gens qui travaillent. Pire, le logement est de plus en plus hors de portée des personnes travaillant au salaire minimum ou dépendant de l’aide sociale.

L’inflation et la hausse des taux d’intérêt ne feront qu’empirer les choses. Le coût d’emprunt plus élevé se traduira par un versement hypothécaire plus élevé pour les propriétaires et une hausse du coût des constructions neuves. Tout cela sera transmis aux locataires.

Les ménages qui n’ont pas accès au logement abordable sont dirigés de manière disproportionnée par une femme. En outre, les Autochtones, les personnes ayant un handicap, les personnes immigrantes ou réfugiées, les jeunes, les personnes âgées et les membres des communautés racisées sont tous surreprésentés dans cette catégorie. Le gouvernement fédéral a bien pris quelques mesures pour accroître l’offre de logements abordables, mais celles-ci sont loin d’être suffisantes pour résoudre le problème. Pour faire face à la crise de l’abordabilité du logement, nous avons besoin d’un investissement massif et immédiat dans le logement social public de la part de tous les ordres de gouvernement.