Profil: Pamela Hicks - Une question de principe

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Simon Ouellette | Service des communications du SCFP

Pamela Hicks a commencé à travailler à la municipalité de Sackville (Nouveau-Brunswick) en 1988. Vingt ans plus tard, elle devenait membre du SCFP. Aujourd’hui, elle est secrétaire-archiviste du syndicat des employés municipaux, le SCFP 1188. Elle est commis aux comptes fournisseurs depuis

14 ans.      

Sa carrière se distingue par un penchant marqué pour le militantisme. « Je suis née à Sackville et j’y ai passé toute ma vie, raconte-t-elle. Et j’ai toujours eu envie d’aider mes collègues. C’est une question de personnalité autant que d’attachement à ma communauté : je ne tolère pas l’injustice. On pourrait dire que ce sont les actions de mon employeur qui m’ont poussé à m’impliquer dans le syndicat. »

La consœur Hicks est vue par ses collègues comme une femme qui se bat pour ses principes. « Je n’ai jamais été “porte-parole” du syndicat ; je suis plus du type secrétaire-archiviste ou trésorière, admet-elle, mais cela ne m’a jamais empêché de dire ce que je pense, même quand je n’étais pas à l’exécutif. »

Fin 2016 et début 2017, elle a participé aux négociations ardues qui ont mené à la création de la campagne Seniority Matters pour protéger les droits d’ancienneté. « C’est l’une des actions syndicales dont je suis la plus fière, confie-t-elle. Ç’a été stressant comme tout, mais quel résultat ! Je me suis ralliée d’emblée à mes confrères et consœurs. Nous avons gagné au nom de ce qui est juste. Défendre le droit à l’ancienneté de nos futurs membres, ça fait du bien. »

Elle attribue la victoire de cette campagne à la force des membres et à la participation populaire. « À la première grande manifestation devant l’Hôtel de Ville, quand j’ai vu tous ces gens, avec leurs drapeaux, qui s’étaient déplacés pour nous… Ç’a été le moment décisif de la campagne, estime-t-elle. Oui, nous avions déjà placardé la ville et recueilli des centaines de signatures, mais c’est de voir tous ces gens qui a permis aux plus hésitants d’entre nous de comprendre. »

« Un effectif informé et uni, ça fait toute la différence quand on demande le soutien de la communauté, croit-elle. 

Nous avions un équilibre entre jeunes membres et militants plus âgés, ce qui nous a permis de rejoindre plusieurs tranches de la population. »

La consœur Hicks a un conseil pour les sections locales devant faire face à des concessions : « Une fois qu’on arrive à rallier une bonne majorité des membres, tout le monde doit oublier son égo et partager le travail ingrat. De là, il n’y a aucune honte à demander l’aide de ses alliés immédiats — les proches, mais surtout les autres sections locales — qui savent ce que ça représente, une “concession”. S’ils voient votre soif de gagner et votre détermination à respecter vos principes, vous ne vous battrez jamais seuls. »