Profil : Aman Cheema : des convictions forgées par l’expérience personnelle

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Open image in modal​David Robbins | Services des communications du SCFP

Aman Cheema, travailleur à la Ville de Surrey en Colombie-Britannique, a des raisons bien personnelles de défendre l’importance de la santé et de la sécurité au travail.

Lorsque son père Joginder est arrivé au Canada, il a trouvé du travail dans des exploitations agricoles où les employés devaient épandre des produits chimiques sans masque ni protection respiratoire. Joginder a eu un cancer du poumon, qui s’est rapidement répandu à sa gorge et à son cerveau. Il a succombé à la maladie deux jours avant le 22e anniversaire d’Aman.

Ce qui est arrivé à son père a fait naître chez Aman une détermination inébranlable à défendre la santé et la sécurité au travail et le respect des droits des travailleurs. Aujourd’hui, Aman est un leader à la section locale 402 du SCFP de la Ville de Surrey : il est secrétaire-archiviste, président du comité d’action politique et communautaire et coprésident du comité des travailleurs municipaux du SCFP de la Colombie-Britannique.

Mais il n’a pas toujours été aussi actif, ni aussi passionné.

« À l’école secondaire, j’étais effacé et timide. Je n’aurais jamais pu prendre la parole devant un groupe. Maintenant, je n’ai aucun problème à m’exprimer au micro. J’aimerais bien que mes professeurs du secondaire me voient maintenant! », a-t-il expliqué.

C’est lorsqu’il a décroché son premier emploi à la Ville de Surrey, à 23 ans, qu’Aman a commencé à prendre conscience du rôle des syndicats dans l’amélioration des conditions de vie de tous. Un contremaître qui prenait sa retraite l’a incité à assister à une réunion syndicale, où on lui a remis un chandail à capuchon destiné aux recrues, geste qu’il a trouvé vraiment accueillant.

Selon Aman, c’est Tom Wiebe, militant en santé-sécurité du SCFP-C.-B, qui a dès le départ encouragé et soutenu son militantisme. Il a aussi suivi un cours offert par le Congrès du travail du Canada sur les jeunes travailleurs qui lui a fait voir les liens entre sa situation comme jeune travailleur, le besoin de faire respecter ses droits et sa capacité d’agir pour améliorer les choses.

« Ce cours m’a ouvert les yeux. J’ai commencé à comprendre. En fait, ces choses m’avaient préoccupé toute ma vie et c’est l’activité syndicale qui a été l’étincelle. Honnêtement, je ne savais pas à quel point le sujet me touchait et me passionnait », a-t-il affirmé.

Aman s’efforce maintenant de transmettre sa passion aux jeunes nouvellement arrivés sur le marché du travail en les aidant à mieux connaître leurs droits, y compris celui de refuser un travail dangereux.

« Si mon père avait pu profiter des conseils d’un représentant en santé-sécurité, il aurait probablement été mieux protégé. S’il avait connu les dangers des produits chimiques, il n’aurait peut-être pas eu le cancer. »

La santé-sécurité est une seconde nature pour Aman.

« Quand quelqu’un va accomplir son travail, je lui demande s’il a son masque. C’est la vérité, les gens doivent le savoir », a-t-il souligné.

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