Les cols bleus de la Ville de Montréal ont amorcé ce matin une deuxième séquence de grève. D’une durée de trois jours, elle se déroulera du 15 avril à 6 h jusqu’au 18 avril à 6 h. Pour cette première journée, des lignes de piquetage se sont tenues devant l’ensemble des garages municipaux.
Lors d’un point de presse qui a eu lieu plus tôt aujourd’hui, le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301), Jean‑Pierre Lauzon, a fait le point sur l’état des négociations, toujours dans une impasse en raison de l’inflexibilité persistante de la Ville de Montréal sur son cadre financier.
« Nous avons démontré notre ouverture et notre bonne volonté. Les clauses normatives sont maintenant réglées. Le seul élément qui bloque encore, c’est le cadre financier de 11 % sur cinq ans que la Ville s’obstine à maintenir. Ce cadre, on le sait, mènerait directement à l’appauvrissement des cols bleus en pleine crise du coût de la vie », a déclaré Jean‑Pierre Lauzon.
Le syndicat mentionne avoir déposé récemment des solutions concrètes visant à permettre à la Ville de Montréal de réduire la sous‑traitance et de réaliser des économies substantielles, en cohérence avec les constats du Bureau de l’inspecteur général concernant le recours excessif au secteur privé.
« On est en mode solutions depuis le début. Du côté de la Ville, l’offre salariale ne se base sur aucun comparable sérieux et ne reflète ni la réalité économique ni le travail essentiel effectué par les cols bleus », a poursuivi le président du SCFP 301.
Le syndicat insiste sur le fait que la grève n’est jamais exercée de gaieté de cœur, mais toujours comme un dernier recours lorsque toutes les autres avenues ont été explorées.
« Nous voulons une entente négociée. Nous voulons continuer à travailler pour Montréal. Mais nous ne signerons pas une entente qui ferait reculer nos membres dans un contexte aussi difficile », a conclu Jean‑Pierre Lauzon.
Rappelons qu’une première journée de grève a eu lieu en février dernier, la première des cols bleus depuis 2009. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024 et les parties ont tenu près de 50 rencontres de négociation et de médiation à ce jour.