Le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) et les travailleuses et travailleurs de l’éducation du sud-ouest de l’Ontario représentés par le SCFP 4299 condamnent fermement le plan du Conseil scolaire catholique Providence (CSC Providence) de licencier entre 40 et 50 membres du personnel scolaire d’ici la fin de l’année scolaire en août.
« Ces coupes sont une attaque directe envers les travailleuses et travailleurs de première ligne qui font fonctionner nos écoles et qui soutiennent les élèves chaque jour », dénonce Anthony Cutrone, président du SCFP 4299. « Le CSC Providence avait d’autres options, mais a plutôt décidé d’équilibrer le budget sur le dos de nos membres. On ne restera pas les bras croisés alors que des dizaines de familles perdront leur gagne-pain et que des élèves seront privé(e)s de soutien essentiel. »
Le SCFP 4299 représente des travailleuses et travailleurs de l’éducation qui occupent différents postes non enseignants – assistant(e)s en éducation, intervenant(e)s jeunesse, éducatrices et éducateurs de la petite enfance, secrétaires, responsables des TI, concierges et travailleuses et travailleurs sociaux, notamment – et qui fournissent des services de soutien essentiels contribuant au succès et au bien-être des élèves dans tout le conseil scolaire.
Les coupes prévues sont le résultat direct d’un déficit de 3,3 millions de dollars causé en partie par le sous-financement continu du système d’éducation public par le gouvernement provincial.
« Ce qui est particulièrement troublant, c’est qu’au début de l’année scolaire, en septembre, on nous avait dit qu’il n’y aurait aucun licenciement, ajoute Anthony Cutrone. Aujourd’hui, on se retrouve possiblement devant 50 pertes d’emploi. Nos membres méritent de l’honnêteté, du respect et une sécurité d’emploi. »
Le syndicat a averti que les licenciements – qui représenteront environ 9,5 % de l’effectif permanent – auront des conséquences graves pour les élèves, les familles et les communautés scolaires.
« À l’heure actuelle, nos membres sont déjà poussé(e)s à bout en raison des coupes précédentes et de la charge de travail accrue. Couper dans le personnel augmentera encore plus la charge de travail, en plus de réduire le soutien aux élèves et d’accroître la pression sur les travailleuses et travailleurs qui resteront en poste. »
Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance plus large alimentée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018.
« Ce qui se passe au CSC Providence, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici de personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Licencier ces travailleuses et travailleurs aura des répercussions sur tout le monde. »
Le SCFP 4299 et le CSCSO demandent à la province de financer adéquatement l’éducation, et au CSC Providence de faire immédiatement marche arrière.
« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 4299 qui sont résolu(e)s à se défendre. Nous sommes uni(e)s dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »