« Le rôle du syndicat en est un de soutien, de recommandations et de ressources », a affirmé Anne Filiatrault, membre de la section locale 1500 du SCFP et membre du Comité provincial de santé et de sécurité du travail du SCFP-Québec.

Anne Filiatrault travaille comme jointeur souterrain pour Hydro-Québec, un métier traditionnellement occupé par des hommes. Elle vient de suivre la formation Femmes et santé et sécurité du travail : Mythes et défis syndicaux offerte par la FTQ. Elle a d’ailleurs très hâte de pouvoir faire profiter les membres du SCFP des enseignements reçus.

Même si elle ne travaille plus sur le terrain en raison de son implication au sein du Comité provincial de santé et de sécurité du travail, elle essaie de se rendre disponible pour écouter et appuyer ses collègues.

« J’aimerais être une personne-ressource pour les travailleurs, particulièrement pour les femmes. Lorsque c’est possible, j’essaie d’aller les rencontrer pour qu’ils sentent qu’ils sont appuyés et écoutés », a-t-elle expliqué.

Son intérêt pour la santé et la sécurité du travail s’est développé lorsqu’elle était conseillère syndicale et qu’elle siégeait sur le Comité des droits de la personne du SCFP-Québec.

« Il y a beaucoup d’enjeux communs entre la santé et la sécurité du travail et les droits de la personne, le harcèlement par exemple », a expliqué Anne Filiatrault.

Pour elle, la mise en place d’une procédure pour la manipulation de l’amiante est une des victoires importantes remportées par le Comité de santé et de sécurité du travail. En effet, les travailleurs souterrains sont parfois amenés à manipuler des fils recouverts d’amiante. Cette question a été discutée avec l’employeur dans le cadre du comité de santé et de sécurité du travail. Une technique sécuritaire pour enlever l’amiante a par la suite été développée. Depuis, les employés doivent aussi suivre une formation spéciale avant de pouvoir manipuler de l’amiante.

Grâce aux efforts du syndicat, un gain relatif aux congés parentaux et à l’égalité en emploi a aussi été obtenu. Auparavant, lorsqu’une femme prenait un congé de maternité ou un congé parental, elle continuait d’accumuler son ancienneté. Malheureusement, ce n’était pas le cas des hommes en congé parental.

Avec l’appui du SCFP, la section locale 1500 est parvenue à bonifier sa convention collective, pour que les hommes et les femmes accumulent de l’ancienneté au même rythme lors de leurs congés parentaux.