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Les quatre principaux syndicats d’Hydro-Québec, qui représentent environ 17,500 travailleuses et travailleurs, sont très déçus du budget Marceau déposé mardi. Ils considèrent que l’élimination de 2000 emplois à la société d’État reflète un manque d’imagination du gouvernement Marois. Pour eux, l’élimination de près de 9 pour cent de la main-d’œuvre d’Hydro-Québec aura des conséquences sur la qualité du service, la sécurité du réseau et la rentabilité de l’entreprise, en plus d’ouvrir la porte à une privatisation graduelle.

« Ce budget rate la cible: au lieu d’aborder le problème par les gains d’efficacité, il s’en prend à des employés essentiels à la force d’Hydro-Québec », a déploré Ginette Paul, présidente du secteur Énergie du SCFP-Québec.

« Il y a de nombreuses pistes d’efficience à explorer. Par exemple, la centrale thermique au gaz naturel de Bécancour de TransCanada Energy: Hydro paie annuellement 200 millions de dollars pour la garder fermée. Il y a aussi l’ensemble des achats d’électricité à des producteurs privés alors qu’Hydro est en situation de surplus énergétiques. Cela représente des pertes annuelles de centaines de millions de dollars. Il y a également les projets Système information clientèle (SIC) et Optimisation des systèmes clientèles (OSC): ils devaient initialement coûter 320 millions. Aux dernières nouvelles, ils en sont maintenant à plus d’un demi-milliard: ce dépassement est causé par le recours à des firmes externes trop peu au fait des processus et des systèmes d’Hydro-Québec », a souligné Ginette Paul.

« Les événements récents de l’actualité québécoise devraient faire réfléchir les membres du gouvernement aux conséquences d’un manque de personnel. Il a été démontré qu’un recours excessif à la sous-traitance amène une perte d’expertise qui engendre une augmentation importante des coûts », a conclu Ginette Paul.

« Le gouvernement Marois, issu du parti de René Lévesque, est capable de beaucoup plus de vision. Hydro-Québec, le joyau de l’État québécois, est un levier extraordinaire de développement de l’économie et des énergies renouvelables qui nous permettrait de redevenir maîtres chez nous. Pourtant, le budget Marceau est étonnamment muet là-dessus », a déclaré Marcin Kazmierczak, conseiller syndical et coordonnateur du secteur Énergie du SCFP-Québec.

Les quatre grands syndicats d’Hydro-Québec demandent donc au gouvernement Marois de reformuler son objectif en termes de gains d’efficacité et non de suppressions d’emplois.

Les syndicats d’Hydro-Québec sont composés des quatre principales sections locales, soit le Syndicat des technologues d’Hydro-Québec (SCFP 957), le Syndicat des employé-e-s de métiers d’Hydro-Québec (SCFP 1500), le Syndicat des employé-e-s de techniques professionnelles et de bureau d’Hydro-Québec (SCFP 2000) et le Syndicat des spécialistes et professionnels d’Hydro-Québec (SCFP 4250). Ensemble, ils représentent presque 80 pour cent du personnel œuvrant à la société d’État.