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SAINT JEANUn récent sondage révèle que la majorité des électeurs de Saint-Jean ne veulent pas confier à une société privée les services d’eau potable.

Le sondage, mené par Continuum Research pour le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), révèle que 62 pour cent des électeurs de Saint-Jean s’opposent à des services privés d’aqueducs, soit la gestion des services de distribution de l’eau potable par une société à but lucratif. En fait, 45 pour cent des électeurs s’opposent fortement à cette approche.

Ces données sont rendues publiques au moment où les électeurs se préparent à voter aux élections municipales du 14 mai prochain. La ville songe à conclure un partenariat public-privé (PPP) qui concéderait le contrôle des services d’eau potable à une société privée, fait sans précédent.

L’appui pour un PPP est faible. En effet, seulement 23 pour cent des électeurs sont favorables à cette approche, dont un maigre 9 pour cent très favorables.

« Le message adressé à tous les candidats est clair. L’eau est un élément essentiel à la vie et est un bien trop précieux pour le confier à une société privée motivée par les profits, a déclaré le président du SCFP Nouveau-Brunswick, Daniel Légère. Le réseau d’aqueducs de Saint-Jean doit être agrandi et amélioré, et les électeurs veulent que ce service vital demeure dans le domaine public. »

Le sondage démontre que 38 pour cent des électeurs sont moins enclins à choisir des candidats qui appuient un PPP. Seulement 15 pour cent des répondants ont indiqué qu’ils préféraient un candidat qui était pour un PPP. Les résidants les plus susceptibles de voter aux prochaines élections sont également ceux qui s’opposent le plus farouchement au PPP.

« Il est grandement temps de faire la lumière sur cette question. Tous les candidats doivent faire part aux électeurs de Saint-Jean où ils logent sur cette question. L’expérience démontre que partout au monde, lorsque des sociétés sont responsables de la distribution de l’eau, les citoyens en font les frais. Lorsque les coûts augmentent, la responsabilité diminue et la qualité est menacée », a ajouté M. Légère.

« Le gouvernement fédéral conservateur fait la promotion des PPP auprès des municipalités, comme Saint-Jean, par le truchement de son organisme PPP Canada. Nos représentants locaux doivent défendre les services publics d’aqueducs. Ensemble, nous pouvons résoudre les problèmes relatifs à l’eau potable de Saint Jean, sans céder le contrôle de notre eau pour des décennies, a conclu M. Légère.
  

Renseignements :

Daniel Légère
Président SCFP NB
(506) 869-0424
dlegere@cupe.ca

Danielle Savoie
Conseillère en communications
(506) 381-1966
dsavoie@cupe.ca