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En guise de réaction au dépôt du projet de loi 36 du gouvernement libéral britanno-colombien, les participants du 49e congrès annuel du  SCFP-C.-B. à Victoria ont adopté une résolution d’urgence s’opposant à l’élimination de l’année scolaire normale. Les participants craignent que le motif réel de ce changement soit budgétaire plutôt qu’éducatif.

Les membres du SCFP, y compris les aides-éducatrices de la C.-B., craignent que les élèves vulnérables, surtout ceux ayant des besoins particuliers, souffrent si on accorde aux conseils scolaires le droit de modifier unilatéralement le calendrier scolaire. Ces élèves ont besoin de stabilité et de soutien individuel.


La résolution adoptée par le congrès se lit comme suit.
 
LE SCFP NATIONAL DOIT : collaborer avec les enseignants, les parents, les membres des conseils d’établissement et les autres partenaires du milieu de l’éducation afin de :

  • convaincre le ministre de l’Éducation de retirer son projet de loi 36 sur les modifications visant les écoles (2012), projet qui élimine l’année scolaire normale;
  • publiciser le fait que l’élimination de l’année scolaire normale ne vise pas à améliorer l’éducation publique de la maternelle à la 12e année, mais qu’elle est plutôt motivée par les économies que permettraient des modifications au calendrier et aux horaires;
  • défendre les droits des élèves vulnérables et de leurs familles; ils sont plus susceptibles de souffrir de modifications au calendrier et aux horaires. 

PARCE QUE :

  • le projet de loi permettra aux employeurs des conseils scolaires d’expérimenter plus avant avec les horaires et les calendriers scolaires;
  • de tels changements apportés aux calendriers et aux horaires auront des effets négatifs sur les élèves vulnérables ayant un attachement plus faible à l’école;
  • ces changements ajouteront une charge supplémentaire au fardeau de familles qui ont déjà de la difficulté à trouver des services de garde adéquats et abordables;
  • ces changements accroîtront la pression exercée sur le personnel de soutien des écoles, puisque ce personnel devra absorber une part disproportionnée des compressions budgétaires que déclenchera le projet de loi.

Le secteur de l’enseignement de la maternelle à la 12e année du SCFP en C.-B. compte 26 000 employés de soutien répartis dans la plupart des 60 conseils scolaires de la province. Ces membres occupent toutes sortes de postes de soutien dans le réseau scolaire : ils aident les enfants à se rendre à l’école (chauffeurs d’autobus et brigadiers); ils aident les enfants à l’école (surveillants du midi, aides-éducateurs, travailleurs culturels) et ils font des tâches de bureau (paie, tenue de livres, tenue de dossiers, comptabilité, secrétariat dans les écoles, les centres de ressources éducatives et les conseils scolaires).