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Énergie et inspiration étaient au rendez-vous au forum sur les régimes de retraite du congrès national.

Les régimes de retraite devraient être un programme social comme l’assurance-maladie, a déclaré l’avocat Murray Gold à une salle bondée.  « Nous voulons l’universalité de la garantie et de l’accès », a-t-il soutenu.  Il a invité les membres à militer pour que la bonification des régimes de retraite devienne « l’enjeu Tommy Douglas de notre époque ».

Pour Me Gold, un revenu de retraite suffisant devrait être un « droit garanti par la citoyenneté canadienne et s’inscrire dans les valeurs canadiennes », tout comme l’assurance-maladie.

Murray Gold a vanté le modèle des régimes de retraite du secteur public parce qu’ils sont sans but lucratif, en plus d’être extrêmement efficients et efficaces.

Les conférenciers invités ont insisté sur la nécessité de bonifier le Régime de pensions du Canada et le Régime de retraite du Québec et de protéger les régimes de retraite à prestations déterminées au travail pour assurer une retraite digne à tous les travailleurs.

Leanne McMillan, recherchiste du SCFP, a défendu l’expansion du RPC et du RRQ.  « En fait, les un pour cent ont brisé la promesse faite…au moment de la création du RPC. »

Dans les années 1960, les mouvements sociaux ont fait pression en faveur d’un système de retraite qui assurerait aux travailleurs de 65 à 70 % de leur revenu, mais les entreprises et les employeurs ont exigé un taux beaucoup moins élevé.

« Nous avons été floués …il est temps de ramener le RPC à la table, parce que les REER et les régimes au travail ne suffisent pas », a-t-elle souligné.

La bonification du RPC est un enjeu pour la jeunesse, a expliqué Mme McMillan. « Avec le taux d’endettement élevé des étudiants et l’absence d’emplois, l’épargne en fonction de la retraite est impossible. Nous avons besoin du RPC. »

Sept ministres des finances sont en faveur de cette expansion.  La lutte est donc loin d’être terminée, selon Leanne McMillan, même si Stephen Harper a jeté un pavé dans la mare des projets de réforme du RPC.

Le directeur du régime de retraite des travailleuses et travailleurs de la santé de l’Ontario a présenté des arguments succincts et convaincants en faveur des régimes de retraite à prestations déterminées.

Les régimes de retraite à prestations déterminées (PD) assurent les meilleurs rendements par dollar, coûtent moins cher à administrer et n’obligent pas les individus à prendre seuls des décisions d’investissement complexes, a fait remarquer Jim Keohane, chef de la direction du régime de retraite des hôpitaux de l’Ontario.

Il a cité l’exemple de l’Australie, qui a mis en place des régimes de retraite à cotisations déterminées (CD) transférant tous les risques et toutes les responsabilités aux travailleurs individuels. Aujourd’hui, la moitié des personnes âgées en Australie vivent dans la pauvreté et seulement 30 pour cent des retraités ont encore de l’argent à 75 ans.

L’actuaire Don Smith a incité les membres du SCFP à continuer à sensibiliser les membres et la population à l’importance de bons régimes de retraite.

« Comme plus grand syndicat du Canada, le SCFP a un rôle immense à jouer dans la défense de l’intérêt supérieur de la société et de [meilleurs régimes de retraite] à long terme », a-t-il affirmé.

« Aidez à créer le système de retraite de demain, a-t-il conclu.  La différence entre l’absence de régime de retraite et un bon régime de retraite est immense. »