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Les services publics ne serviront pas de boucs émissaires

The Economist, un hebdomadaire  international, a consacré son numéro du 6 janvier 2011 à une attaque contre les travailleurs du secteur public et leurs syndicats. Cette semaine, Paul Moist a écrit une lettre au rédacteur en chef du magazine pour protester contre les tentatives entreprises pour faire porter aux employés du secteur public l’odieux de la crise mondiale économique.
  

Dans sa lettre M. Moist a dit « La grande majorité des employés de la fonction publique travaillent dans les secteurs de la santé, des services sociaux, des écoles et des administrations locales, et la plupart sont des femmes, loin d’être grassement payées.  Le salaire annuel moyen des 600 000 membres de notre syndicat est inférieur à 40 000 $ (26 000 £). On est encore loin de l’excès. Les syndicats du secteur public s’efforcent d’améliorer les conditions des travailleuses et des travailleurs à faible revenu et font pression en faveur d’une meilleure reddition de comptes et d’une plus grande transparence dans les dépenses publiques—mais ces efforts sont minés par la sous-traitance et les partenariats public-privé protégés par des clauses de confidentialité commerciale ».
Lisez la lettre à : http://scfp.ca/economie/les-services-publics-ne-serviront-pas.
  

Appui retentissant au mariage entre personnes de même sexe

Une décision rendue le 10 janvier par la Cour d’appel de la Saskatchewan déboute fermement les projets de loi du Sask Party qui auraient accordé aux commissaires au mariage le droit de refuser de marier des couples de même sexe pour des motifs religieux. Cinq juges ont convenu à l’unanimité que les projets d’amendement à la Loi sur le mariage contrevenaient à la Charte canadienne des droits et libertés.

Entre autres déclarations vigoureuses contenues dans la décision, le juge Robert Richards souligne que si la Cour avait accepté les amendements, cela aurait été l’équivalent de permettre aux représentants du gouvernement de dire aux gens « je ne vous aiderai pas parce que vous êtes noir (ou asiatique, ou autochtone), mais quelqu’un d’autre le fera ».

Le gouvernement annonce qu’il renonce à s’attaquer au droit au mariage des couples de même sexe. Don Morgan, ministre de la Justice de la Saskatchewan, a déclaré que le gouvernement acceptera la décision de la Cour.
  

Le SCFP et ses partenaires de coalition seront à Bruxelles pour contester les négociations Canada-UE

Le SCFP a pris la lutte contre l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’UE sur la scène européenne, cette semaine, comme membre d’une délégation de Canadiens opposés à l’accord.  Une sixième ronde de négociations pour l’AECG a eu lieu du 17 au 21 janvier, à Bruxelles.

Blair Redlin, expert du SCFP en politique commerciale, s’est rendu à Bruxelles et à Strasbourg avec le Réseau pour le commerce juste qui comprend plus d’une douzaine d’organisations environnementales, syndicales, autochtones, agricoles et de justice sociale contre les négociations de l’AECG, pour y rencontrer les décideurs européens et des groupes de la société civile. Lisez le compte-rendu personnel de Blair Redlin à : http://scfp.ca/commerce/le-scfp-presente-sa-position-sur-laecg.

Le SCFP et d’autres groupes s’opposent à l’accord, négocié derrière des portes closes par le gouvernement Harper et des représentants de l’UE. Les enjeux clés sont : les pouvoirs et les droits considérables accordés aux entreprises, au détriment de l’intérêt public; les menaces de privatisation que l’AECG fait peser sur l’eau; et les contraintes que l’AECG imposera aux pratiques de marchés publics, ainsi qu’aux politiques climatiques et environnementales, tant au Canada qu’en Europe.

La délégation inclut des représentants du Conseil des Canadiens, du Réseau autochtone pour l’environnement, du Syndicat national des cultivateurs et d’ATTAC-Québec. Le Réseau pour le commerce juste suivra les négociations et rencontrera des parlementaires et des groupes de la société civile européens.

Travailler en faveur du changement en Birmanie

Marian White, activiste de la section locale 2440 et coprésidente du Comité justice mondiale, et Rhonda Spence, agente internationale du SCFP, sont allées à Chiang Mai et Mae Sot, en Thaïlande, la semaine dernière. Elles ont rencontrées la secrétaire générale du Syndicat des femmes birmanes, les organisateurs des jeunes, les membres du Shwe Gas Movement, et l’Associationd’aide pour les prisonniers politiques birmans. Des centaines de milliers de réfugiés et de travailleurs migrants birmans habitent le long de la frontière thaïlando-birmane. Les déléguées du SCFP constatent sur place les luttes menées par le peuple birman et le rôle joué par les organisations birmanes de défense des droits de la personne, qui font pression en faveur de changements à l’intérieur de la Birmanie.

La section locale 2440 du SCFP a amorcé le projet il y a deux ans, et l’appui du SCFP national a permis à de nombreux militants birmans d’accroître leurs compétences en défense des droits et de les mettre en pratique. La semaine dernière, le premier arrêt a été une visite au Réseau pour l’environnement et le développement économique (NEED), un dynamique projet qui fait la promotion d’une agriculture biologique durable et qui offre un endroit sûr où les réfugiés birmans peuvent vivre et acquérir des compétences qui leur seront utiles en Birmanie. 

Grâce au Fonds Justice mondiale du SCFP, les membres du syndicat appuient le travail vital accompli par les militants birmans et nous avons l’intention de continuer à édifier notre partenariat, à accroître notre travail de défense et à sensibiliser les membres du SCFP et la population canadienne. Télécharger le formulaire de contribution au Fonds Justice mondiale du SCFP : http://cupe.ca/globaljusticefund/Contribute_to_the_Gl.

Sainte-Anne-de-Madawaska : le lock-out doit cesser, dit Claude Généreux

Le 20 janvier, le secrétaire-trésorier national du SCFP, Claude Généreux, s’est joint à une soixantaine de militants syndicaux, lors d’une manifestation en appui aux deux employés municipaux de Ste-Anne-de-Madawaska en lock-out depuis le 16 juin dernier.

Claude Généreux est venu dire aux lockoutés que ce conflit de travail avait assez duré. « Le maire du village prolonge inutilement ce conflit en refusant de négocier avec ses deux employés. Depuis le début, la liste de demandes ne fait que s’allonger. Nous avons fait notre part, le temps est maintenant venu de régler ce lock-out. S’il le faut, nous prendrons des moyens légaux pour y arriver. Il ne faut pas oublier que ce sont les citoyens et les citoyennes de Sainte-Anne-de-Madawaska qui font et feront les frais de ce conflit. »

Une coalition communautaire réclame une enquête sur l’entente relative aux services d’alimentation conclue avec KGH/Compass

La ministre de la santé de l’Ontario doit agir et suspendre le contrat relatif aux services d’alimentation conclu par l’hôpital général de Kingston (KGH) avec une entreprise d’alimentation usinée.  Elle doit de plus amorcer une enquête minutieuse sur une possible infraction aux critères d’achats publics de la province, soutient une coalition communautaire opposée à l’entente de sous-traitance.

Cette semaine, le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO) a écrit une lettre à la ministre Deborah Matthews au nom de la coalition « People Who Care About Kingston » pour l’inciter à suspendre l’entente pendant qu’elle en examine les différents aspects.  Une copie de la lettre a aussi été envoyée au vérificateur général de l’Ontario, James McCarter; au ministre de l’Environnement, John Wilkinson; et au député provincial de la région de Kingston, John Gerretsen.

Des correctifs salariaux appréciables pour les cols blancs de Montréal

Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SCFP) est fier d’annoncer qu’à la suite d’une période intensive de travail et en conformité avec la Loi, qui a fixé l’échéance des travaux au 31 décembre dernier, les membres du comité mixte ont terminé le programme d’équité salarial, le 23 décembre. C’est une finale dont le syndicat se réjouit puisque près de 4 500 cols blancs obtiennent des correctifs salariaux variant de 0,53 pour cent à 120,03 pour cent, dans un cas très exceptionnel, soit près de 60 pour cent des catégories d’emplois identifiées comme étant à prédominance féminine sur un total de quelque 400 emplois différents.

« C’est un travail titanesque que nous avons accompli. Compte tenu de l’imposant nombre de catégories d’emplois (près de 800) à analyser et de la complexité née du nombre d’amendements législatifs issus, entre autres, de la saga des fusions-défusions municipales, cela laisse supposer que nous venons de mener à terme le plus imposant programme d’équité salariale réalisé au Québec », a affirmé Lise Simard, conseillère syndicale SCFP attitrée à ce dossier.

Vote de grève d’un deuxième syndicat de l’Université de Windsor contre la sous-traitance

Après avoir supporté la lenteur des négociations et les demandes de concessions de l’administration de l’Université de Windsor, la section locale 1001 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) est le deuxième syndicat à voter en faveur de la grève cette semaine. Une assemblée visant à rendre compte des progrès des négociations a eu lieu hier. Elle s’est terminée par un vote d’appui à un mandat de grève de 93 pour cent des membres pour le comité de négociation.

« Dans les faits, le nombre d’employés à temps plein est passé d’environ 275 il y a vingt ans à 110 aujourd’hui, a poursuivi M. Montgomery. Pendant des années, l’Université a haussé les droits et les frais de scolarité des étudiants tout en réduisant les services, y compris ceux que nos membres fournissent quotidiennement. Il suffit de voir la saleté du campus, c’est évident », a déclaré David Montgomery, président de la section locale 1001 du SCFP.

Accréditation syndicale pour les préposées du CAUREQ à Rimouski

Les 33 préposées à la réception et au traitement des appels d’urgence du CAUREQ à Rimouski sont maintenant membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Le 24 novembre dernier, elles ont déposé une requête en ce sens à la Commission des relations du travail, qui a émis l’accréditation le 16 décembre. Elles s’affairent maintenant à bâtir la structure démocratique de leur section locale (SCFP 5038) en vue d’entamer la négociation d’une première convention collective.
  

Le Centre d’appels d’urgence de l’Est du Québec (CAUREQ) assure la réception des appels d’urgence sur l’ensemble du territoire du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Gaspésie. Ses préposées aux appels d’urgence sont parmi les seules au Québec à cumuler trois fonctions : elles assurent la réception des appels 911, agissent comme répondantes médicales d’urgence et voient à la répartition des services incendies et ambulanciers. Le CAUREQ était le seul centre du genre au Québec encore non syndiqué à ce jour.

Entente de principe ratifiée au Casino du Mont-Tremblant

Réunis en assemblée générale lundi, c’est à 89 pour cent que les salariés du Casino du Mont-Tremblant ont entériné l’entente de principe intervenue le 6 janvier avec la partie patronale. Pour les employés syndiqués, il s’agit de la conclusion d’une toute première convention collective. Plus de 84 pour cent des employés se sont exprimés lors de ce vote. Le syndicat du Casino de Mont-Tremblant représente une centaine d’employés, dont les croupiers, les employés de la sécurité, de la restauration et du service à la clientèle.
  

Convention acceptée par les chauffeurs de Laval

Les chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Laval (STL) ont un tout nouveau contrat de travail. Réunis aujourd’hui en assemblée générale, les syndiqués ont accepté dans une proportion de 76 pour cent l’entente de principe conclue mardi dernier par leur comité de négociation. La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit des hausses salariales de deux pour cent par année, de même qu’un montant forfaitaire équivalent à une pour cent, remis annuelle-ment, soit l’équivalent de 12 pour cent pour la durée du contrat.

L’enjeu principal pour les travailleurs était l’amélioration du régime de retraite, comme le souligne Richard Ouimet, président du SCFP 5959. « Notre régime avait un déficit actuariel. Il fallait absolument prendre des mesures pour en garantir l’avenir. Nous avons obtenu que l’employeur verse un million de dollars pour corriger la situation. Soulignons que nos membres, tout comme la Société de transport, vont augmenter leurs contributions afin de s’assurer d’une meilleure retraite. Nous sommes très satisfaits des gains à ce chapitre. » 

Les travailleurs du Comté de Cramahe adhèrent au SCFP

Les employés municipaux du Comté de Cramahe, en Ontario, ont voté massivement en faveur de rejoindre le SCFP afin d’améliorer leurs conditions de travail. Les 34 travailleurs intérieurs et extérieurs du Comté s’ajoutent donc à l’un des plus gros secteurs de services publics que représente le SCFP, avec plus de 80 000 employés municipaux en Ontario.

  

rks/sepb491