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OTTAWA – Le 28 avril, Jour de deuil national, les travailleurs doivent être unis et affirmer leur droit à la santé et à la sécurité au travail, selon le Syndicat canadien de la fonction publique.

« En ce Jour de deuil national, nous devons nous rappeler les raisons pour lesquelles des membres sont blessés et tués au travail alors que ces accidents pourraient être évités, affirme Paul Moist, président national du SCFP. Les gouvernements ne font pas appliquer les lois et les employeurs ne s’y conforment pas. »

Le Jour de deuil national existe depuis plus de vingt ans. Pourtant, le nombre d’accidents et de morts continue à grimper.

« En 1984, lorsque le Jour de deuil national a été décrété, les commissions des accidents du travail de tout le Canada avaient reconnu 744 morts au travail, a rappelé Paul Moist. En 2005, il y en avait 1 097. Aussi horribles que soient ces statistiques, la réalité est encore pire, parce que de nombreuses maladies professionnelles ne sont pas reconnues par les commissions des accidents du travail. »

Depuis 1984, plus de 19 000 travailleurs canadiens ont perdu la vie au travail et plus de 20 000 000 ont été blessés. Le Centre d’étude des niveaux de vie signalait qu’en 2005, l’incidence des morts au travail au Canada était de 6,8 par 100 000 travailleurs, en hausse par rapport à 5,9 par 100 000 travailleurs en 1993.

« Ce carnage au travail doit s’arrêter et on peut y mettre fin si les gouvernements instaurent des programmes de prévention et font respecter les lois », poursuit Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP.

Cinq membres du SCFP – Kim Weitzel, Shawn Currier, Jason Negrich, Alain Simard et Frederick Michael Bonvie – sont morts au travail en 2006 et des milliers d’autres ont été blessés.

« Plus personne ne devrait mourir ni tomber malade à cause de son travail, ajoute Claude Généreux. Les travailleurs font leur part pour prévenir la maladie et la mort – il est temps que les gouvernements et les employeurs fassent la leur. »

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Pour de plus amples renseignements, communiquez avec : Paul Moist – président national du SCFP, 613-237-1590, poste 224, ou 613-558-2873, (cell.); Claude Généreux – secrétaire-trésorier national du SCFP, 613-237-1590, poste 201, ou 514-884-5074, (cell.)