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Dans la foulée de la première Conférence nationale du SCFP sur les droits de la personne, qui a eu lieu à Vancouver du 23 au 26 novembre, les membres du SCFP et tous les Canadiens commencent un mois au cours duquel des questions liées aux droits de la personne seront soulignées par une série de journées de commémoration.

Et aujourd’hui, c’est la première. C’est la Journée mondiale du SIDA. En ce jour, nous tenons à rappeler aux Canadiens que de nombreux membres du SCFP connaissent bien cette maladie, soit par leur travail comme soignants, soit par des circonstances plus personnelles.

Le confrère Claude Généreux, votre secrétaire-trésorier national, a vu de ses yeux la douleur et la dévastation que le SIDA a infligées à l’Afrique du Sud.

Aujourd’hui, nous pensons qu’il est de notre devoir de rappeler aux gouvernements, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, que l’éradication du VIH-SIDA doit être une priorité mondiale.

Le 16 août 2006, le confrère Paul Moist, président national du SCFP, a écrit au premier ministre Stephen Harper pour lui reprocher d’avoir boycotté la plus grande conférence mondiale à ce jour sur l’épidémie du SIDA, qui a déjà tué plus de 25 millions de personnes.

Bien sûr, l’absence de M. Harper à cet important rassemblement tenu en sol canadien n’était pas la première gaffe internationale de notre premier ministre, ni sa dernière, sans doute. Mais cette absence et le refus du gouvernement qu’il dirige d’engager le Canada dans la lutte contre cette maladie font mal à tous les Canadiens.

L’annulation d’un événement médiatique pendant la Conférence internationale sur le SIDA de Toronto a clairement signifié que le gouvernement conservateur du Canada n’avait rien à dire ni à offrir dans la recherche d’une solution à cette terrible pandémie. Bien que notre gouvernement se dise préoccupé par les futures pandémies qui pourraient nous toucher, il garde le silence quand il est question du VIH-SIDA.

Et, dernièrement, le gouvernement a menacé de mettre fin au financement du programme d’échange de seringues de Vancouver, d’une importance critique.

Ainsi, en cette Journée mondiale du SIDA, nous demandons une fois de plus au gouvernement du Canada de diriger notre pays aux premières lignes de la lutte contre cette maladie.

Nous demandons aussi aux membres du SCFP de prendre la parole pour défendre les femmes, les hommes et les enfants atteints du VIH-SIDA. Nous vous demandons également de rappeler au gouvernement, par l’entremise de votre député, qu’il faut immédiatement accorder un appui concret à la lutte contre le SIDA. Ensemble, nous rendrons la voix du Canada plus forte, tant au pays qu’à l’étranger.

Peut-être que l’année prochaine, lorsque nous soulignerons la Journée mondiale du SIDA de 2007, nous aurons un gouvernement qui se sera engagé envers cette cause.

Le président national du SCFP,
Paul Moist

Le secrétaire-trésorier national du SCFP,
Claude Généreux