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Il semble que le Royaume-Uni se pose des questions sur l’avenir des hôpitaux construits avec de l’argent privé.

Invoquant la nécessité d’examiner « la viabilité financière, l’optimisation des ressources et les besoins », Patricia Hewitt, secrétaire à la Santé de la Grande-Bretagne, a retardé la signature d’un projet de privatisation de 1,15 milliard de livres pour rénover le plus vieil hôpital du pays, le St. Bartholomew’s de Londres, et son voisin, le Royal London.

Les travaux du St. Bart’s, le plus important projet en initiative de financement privé (IFP) jamais entrepris par le National Health Service (régie de l’assurance-maladie), devraient déjà être commencés. Les équipes de construction sont sur le chantier chaque matin, à attendre l’autorisation pour commencer, mais elles repartent chaque soir sans avoir planté un seul clou. Chaque heure d’inactivité coûte aux contribuables entre 25 000 £ et 600 000 £ par jour, selon la fiducie d’hôpital et les promoteurs.

Ailleurs, les patrons des régies sanitaires doivent entreprendre l’examen de la demi-douzaine de projets en IFP prévus au cours des mois qui viennent. La volte-face soudaine du gouvernement soulève des doutes quant à l’avenir des 47 autres projets d’hôpitaux en IFP présentement dans les cartons du gouvernement.

Des projets d’hôpitaux d’une valeur de 12 milliards de livres sont en attente d’une décision finale, mais le ministère de la Santé laisse entendre que son programme futur pour les IFP prévoit entre 7 et 9 milliards de livres, ce qui rend les privatiseurs très nerveux.

En vertu des IFP britanniques, qualifiées de « troisième voie » par le gouvernement travailliste, des entreprises privées construisent des hôpitaux et des fiducies publiques du NHS les remboursent sur une période pouvant durer de 25 à 40 ans. Toutefois, les prétendus « paiements par résultat » soulèvent des inquiétudes.

Les « paiements par résultat » sont un nouveau système de financement controversé en vertu duquel les hôpitaux reçoivent l’argent par patient traité, plutôt qu’un montant forfaitaire, ce qui rend difficile la prévision des revenus d’une année à l’autre, surtout que la tendance actuelle favorise le recours aux services communautaires et aux cliniques locales plutôt qu’aux services hospitaliers. Avec les « paiements par résultat », un plus grand nombre de fiducies du NHS pourraient avoir de la difficulté à assumer les coûts des IFP. Déjà, une fiducie sur quatre n’a pas réussi à équilibrer son budget cette année.

Il y a aussi le dernier fiasco entourant l’hôpital Queen Elizabeth à Londres. En décembre 2005, ce projet-phare de l’IFP, qui a ouvert ses portes en grandes pompes en 2001, s’est déclaré en faillite technique, invoquant la dette paralysante de l’IFP.

Voici quelques-uns des projets d’hôpitaux en IFP toujours en attente :

  • · La construction d’un hôpital de 500 millions de livres à Birmingham pour remplacer deux vieux hôpitaux est stoppée. L’hôpital attend l’approbation du ministère de la Santé et du Trésor.
  • · Une fiducie sanitaire locale a été informée, avant Noël, que le ministère de la Santé et le Trésor réexaminaient un projet d’IFP de 291 millions de livres pour transformer l’hôpital Hillingdon dans le nord-ouest de Londres en établissement moderne.
  • · Le projet en IFP avant-gardiste des hôpitaux de Plymouth est à l›étude. Il prévoit la construction d’un centre de 200 millions de livres pour les cas non urgents et le réaménagement de l’hôpital Derriford.