Mark HancockVICTORIA, C.-B. - Lors de son premier discours à un congrès depuis qu’il a quitté son poste de chef de la division de la C.-B., Mark Hancock, président du SCFP national, a demandé aux délégués de poursuivre la belle tradition militante du SCFP en devenant chef de file dans la lutte pour un Canada plus fort et équitable.

M. Hancock a remercié les nombreux membres, militants et membres du personnel qui l’ont inspiré, encadré et soutenu au fil des années, y compris ceux qui l’ont aidé à traverser l’aventure « incroyable » qu’il vit depuis son élection au poste le plus élevé du SCFP, en novembre.

« Vous êtes la raison pour laquelle un jeune de Port Coquitlam est devenu président du plus important et du meilleur syndicat », a-t-il dit.

Rendre les lieux de travail plus sécuritaires

En abordant le thème de la santé et sécurité, quelques minutes avant que la foule des délégués ne se rassemble sur la pelouse de l’édifice de l’Assemblée législative pour une cérémonie du Jour de deuil national, Mark Hancock a renouvelé l’engagement du SCFP à rendre les lieux de travail plus sécuritaires pour les travailleuses et travailleurs, partout dans le monde.

« Au cours de l’année, a-t-il dit, le SCFP national dévoilera de nouveaux outils pour éduquer les membres sur les questions de santé et sécurité afin qu’ils soient mieux préparés à s’exprimer sur les dangers au travail. » « Il peut être risqué de parler de ces questions », a-t-il ajouté, citant le cas d’une infirmière de North Bay, en Ontario, qui a été congédiée pour avoir pris la parole plus tôt cette année à une conférence sur les soins de santé pour parler des actes de violence des patients dans le système de santé. 

« Elle a été congédiée parce qu’elle a osé dire la vérité sur les dangers qu’elle et d’autres personnes subissent chaque jour au travail », a dit M. Hancock. « Nous n’accepterons jamais la violence au travail comme faisant tout simplement partie du travail. Et nous avons tous le droit de livrer nos témoignages sans crainte de représailles. Ce n’est jamais acceptable pour un employeur de réduire une travailleuse ou un travailleur au silence pour avoir osé dire la vérité. »

Hancock a rendu hommage aux membres du SCFP qui sont récemment décédés au travail, mentionnant les cas de Jody Taylor de la section locale 1004 du SCFP, et de Thierry Leroux et Claude Davidson, membres du Québec. Il a cité la récente victoire dans l’importante affaire de l’effondrement d’un échafaudage à un immeuble d’habitation de Toronto, la veille de Noël 2009. À la fin de l’an dernier, le directeur de projet a été tenu criminellement responsable de la mort de quatre travailleurs et de la blessure grave d’un autre. Il a été condamné à trois ans et demi de prison.

« Il a fallu 11 ans, mais avec cette peine, un message clair est enfin envoyé aux patrons », a indiqué M. Hancock.  « Si on tue un travailleur parce qu’on essaie de prendre des raccourcis et de rendre les travaux moins chers ou plus rapides, si on tue un travailleur parce qu’on n’a pas investi dans la formation et les programmes de prévention, si on tue un travailleur par négligence, on va en prison. »

Vers un Canada plus fort et plus juste

À propos de politique fédérale, Hancock a félicité Justin Trudeau pour les efforts qu’il a déployés pour réparer certains des pires dommages commis par les conservateurs de Harper. Mais il a mis au défi le premier ministre de tenir ses promesses concernant un gouvernement plus juste et équitable.

« Au Canada, 11 millions de personnes n’ont pas de régime de retraite de leur employeur. Elles seront confrontées à la pauvreté lors du départ à la retraite si nous ne prenons pas des mesures dès maintenant », a-t-il dit. Au cours des mois à venir, a-t-il ajouté, le SCFP augmentera ses efforts pour élargir le Régime de pensions du Canada, en demandant à Trudeau de régler les problèmes d’inégalité des revenus, de travail précaire et pour remettre sur pied notre système de santé publique.

« Le SCFP montrera la voie dans la lutte pour la justice et contre l’inégalité, a-t-il dit-il, en luttant pour l’égalité dans les lieux de travail et dans la société, en protégeant les travailleuses et travailleurs précaires, et en recrutant les travailleurs non syndiqués. Nous savons que le meilleur moyen de combattre l’inégalité, c’est de bons emplois bien rémunérés, sûrs et équitables… Maintenant, allons-y! Changeons le monde! »