Un an plus tard, le personnel des organisations communautaires de la Saskatchewan attend toujours

Un an après que les travailleuses et travailleurs ont soulevé des préoccupations envers le sous-financement chronique, la pénurie de personnel et l’instabilité dans le secteur des organisations communautaires, le SCFP-Saskatchewan déplore qu’ils et elles attendent toujours des mesures concrètes de la part du Parti saskatchewanais.

Le 5 novembre, des représentant(e)s du SCFP-Saskatchewan, du SEIU-West et du SGEU ont rencontré le sous-ministre aux Services sociaux, Joel Kilbride, pour discuter des difficultés vécues par le personnel et la population. Cette rencontre est survenue après l’envoi de demandes répétées au ministre Terry Jenson (ces demandes étant restées sans réponse), et un an après que ces mêmes préoccupations lui ont été présentées pour la première fois.

Malgré les multiples rappels faits au Parti saskatchewanais dans la dernière année, les travailleuses et travailleurs restent aux prises avec des salaires insuffisants, des problèmes de recrutement et de rétention, et une incertitude engendrée par les modèles de financement à court terme.

« Demain, c’est la Journée de reconnaissance des organismes communautaires. Or, paradoxalement, les travailleuses et travailleurs ne se sentent pas du tout reconnus par le gouvernement », soutient Kent Peterson, président du SCFP-Saskatchewan. « Ces problèmes ne sont pas nouveaux, et nos solutions non plus, d’ailleurs. Il y a un an, on disait au ministre Jenson que le sous-financement causait l’exode du personnel et menaçait les services. Aujourd’hui, on doit réitérer notre message, parce que rien n’a changé pour les travailleuses et travailleurs, les organismes et les personnes qui comptent sur leurs services. »

Le SCFP-Saskatchewan demande au Parti saskatchewanais : un financement pluriannuel stable et indexé à l’inflation; une transparence accrue et de meilleures mesures de reddition de comptes, pour garantir que les fonds destinés aux salaires parviennent bien aux travailleuses et travailleurs de première ligne; et une meilleure supervision de la santé et de la sécurité, grâce à des inspections régulières des lieux de travail et à des mesures exécutoires. 

« Chaque jour, les organismes communautaires soutiennent la population par l’intermédiaire de divers services essentiels, notamment des foyers de groupe, des refuges, des traitements de dépendances et des formations professionnelles pour les personnes en situation de handicap », explique Christie MacNeill, présidente du Comité directeur des travailleuses et travailleurs d’organismes communautaires affilié au SCFP-Saskatchewan. « Le problème, c’est qu’on demande aux travailleuses et travailleurs d’en faire plus avec moins. Sans un financement stable, des lieux de travail sécuritaires et des investissements axés sur le personnel, il est de plus en plus difficile de recruter et de garder les effectifs nécessaires pour aider les communautés. »

« Même si ces organismes renforcent le tissu social au quotidien, les travailleuses et travailleurs ont passé une autre année à attendre que les choses bougent », se désole Kent Peterson. « Le gouvernement doit passer à l’action et s’engager à fournir un financement stable, de la transparence et des mesures de santé et sécurité accrues pour que le personnel puisse offrir les services sur lesquels compte la population saskatchewanaise. »

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