Si le projet de loi C-39 est adopté, le SCFP s’opposera aux restrictions inconstitutionnelles au droit de grève

Le Conseil exécutif national du SCFP, le plus grand syndicat au pays, a adopté à l’unanimité une motion s’engageant à défier le projet de loi C-39 du gouvernement libéral, qui restreindrait le droit fondamental de faire la grève s’il est adopté sans amendement.

Le droit de grève est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés, et la Cour suprême du Canada l’a confirmé en 2015. Ce n’est pas à la ministre de l’Emploi, sous ce gouvernement ou un autre, de décider quand et comment ce droit sera respecté au pays.

« Le mandat du premier ministre, c’est de défendre le Canada contre Trump, pas de piétiner nos droits constitutionnels », a déclaré Mark Hancock, le président national du SCFP. « Amputer les droits garantis par la Charte ne rendra pas le Canada plus fort face à Trump, ça l’affaiblira! Le gouvernement doit retirer ce projet de loi inconstitutionnel, protéger nos droits et libertés et obliger les grandes entreprises à négocier de bonne foi. »


Le projet de loi C-39 accorderait encore plus de pouvoir aux entreprises en retirant aux travailleuses et travailleurs leur droit à une négociation collective libre et équitable. Il s’agit d’une attaque sans précédent contre la capacité des travailleuses et travailleurs au Canada de négocier de meilleurs salaires et de meilleures conditions de vie.

« La voie législative n’est pas la solution aux conflits de travail », a déclaré Candace Rennick, la secrétaire-trésorière nationale du SCFP. « Si une loi nous retire notre droit constitutionnel de faire la grève, on continuera d’utiliser toute la force de notre syndicat pour défendre nos membres lorsqu’il le faudra. En pleine crise de l’abordabilité, les travailleuses et travailleurs ont plus que jamais besoin de la protection des syndicats et de leur droit de se battre pour améliorer leurs conditions de vie. »

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