Face au refus de l’employeur de reprendre les négociations, les membres intensifient leurs actions publiques
Le mercredi 8 juillet, le personnel d’Oxfam Canada a organisé une manifestation publique à l’intersection des rues Sparks et Elgin dans le cadre de sa campagne de grève visant à faire pression sur l’employeur pour qu’il revienne à la table de négociation.
Ces travailleuses et travailleurs, membres du SCFP 2722, ont recours à une tactique emblématique d’Oxfam : la création d’une tête géante comme celles que l’on voit souvent circuler dans les délégations d’Oxfam lors de grandes conférences aux quatre coins du monde, par exemple au G7 et au G20. Cette fois, loin de représenter un leader mondial, cette tête est à l’effigie de Lauren Ravon, directrice générale d’Oxfam Canada. On peut également voir circuler son portrait sur de grands « avis de disparition » en allusion à son absence de la table de négociation, ainsi que des canettes de cola surdimensionnées en référence à la clause relative à l’ajustement au coût de la vie (en anglais « COLA ») figurant dans la convention collective.
« Nous en sommes maintenant à notre quatrième semaine de piquet de grève, et l’employeur n’a manifesté aucune volonté d’obtenir un nouveau mandat de négociation et de répondre aux préoccupations du syndicat lors des négociations. Ce qu’il nous faut en ce moment, c’est un coup d’éclat », a déclaré Lisa Gunn, présidente du SCFP 2722 et porte-parole du personnel en grève d’Oxfam Canada. « Comment un employeur qui défend la justice économique et les valeurs féministes peut-il maintenir sa position actuelle? Cette hypocrisie est alarmante. On ne peut pas embaucher des militantes et militants et s’attendre à ce qu’ils restent les bras croisés. »
Les membres du SCFP 2722 ont entamé la grève le 11 juin, après plus d’un an de négociations ayant abouti à une impasse. La dernière proposition, présentée en mai par le conseil d’administration d’Oxfam Canada, prévoyait de maigres augmentations salariales. Elle faisait également abstraction de la clause relative à l’ajustement au coût de la vie qui figure pourtant dans leurs conventions collectives depuis des décennies. Ces positions signalent une tentative de l’employeur d’imposer une convention collective à son avantage.
Le personnel réclame également des mesures de protection au travail, notamment des congés pour soins d’affirmation de genre et du soutien aux victimes de violence familiale.
Le SCFP 2722 appelle ses allié(e)s à contacter le conseil d’administration d’Oxfam Canada, notamment sa directrice générale Lauren Ravon, afin de les exhorter à presser l’organisation de négocier une entente équitable. Une lettre peut être envoyée au conseil d’administration d’Oxfam Canada sur la page suivante : scfp.ca/oxfam.