Pas question de reculer : nous nous battrons et nous gagnerons, affirme la directrice régionale du SCFP–Colombie-Britannique

Dans son rapport annuel aux délégué(e)s du congrès, la directrice régionale du SCFP–Colombie-Britannique, Martina Boyd, a fait état des défis rencontrés et des progrès réalisés dans la province au cours de la dernière année. Bien que les négociations aient été difficiles, elle se réjouit que les sections locales de la Colombie-Britannique aient su défendre leurs revendications.

« Les employeurs parlent de restriction et d’austérité, mais nous avons fait des gains bien réels pour les membres du SCFP, a déclaré la directrice régionale. Même si les employeurs ont tout fait pour malmener nos comités de négociation, ces derniers ont su rejeter toutes les demandes de concessions. Aucune n’a abouti. »

Martina Boyd a attribué le succès de cette année de négociations aux leaders et militant(e)s des sections locales qui travaillent de près avec le personnel national pour inciter les membres à défendre leurs priorités. Elle a fait remarquer que lorsque les négociations devenaient plus houleuses, les sections locales étaient prêtes à intervenir.

« Atteindre l’équité n’a pas toujours été facile. Dans la dernière année, des membres de trois sections locales de la Colombie-Britannique ont été forcés d’agir pour conclure les ententes équitables qu’ils méritent », a mentionné la directrice régionale en évoquant les grèves des agent(e)s de bord d’Air Canada (SCFP 4094) ainsi que des travailleuses et travailleurs du district de Squamish (SCFP 2269) et du district régional de Fraser-Fort George (SCFP 1699).

« Ils ont toujours négocié pour améliorer leur sort, et résisté aux employeurs qui voulaient porter atteinte à leurs droits durement acquis. Ils ont fait front commun, et ils ont gagné. Les membres de ces sections locales confirment ce que nous transmettons en Colombie-Britannique : les membres du SCFP n’abandonnent jamais. »

En ce qui a trait aux négociations dans le secteur public provincial, Martina Boyd dit que les membres du SCFP n’ont pas flanché malgré les propositions décevantes.

« Les comités de négociation du SCFP sont restés motivés; ils ne se sont pas défilés et ont tenu tête aux employeurs et au gouvernement provincial. Aucun membre du SCFP n’a été laissé pour compte, car nous avons refusé d’accepter toute offre inférieure à l’ensemble des avantages financiers proposés dans le cadre d’autres négociations provinciales. »

Martina Boyd soutient que ces réussites ont favorisé l’émergence de campagnes de syndicalisation dans toute la province, contribuant ainsi à la création d’un nouveau poste d’organisateur syndical dans le nord de la Colombie-Britannique et au Yukon. Elle est d’avis que cela permettra à plus de travailleuses et travailleurs que jamais d’être représentés par un syndicat dans leur région.

« En misant sur nos forces, en tirant parti du groupe de travail Communautés fortes et en préservant le partenariat dynamique qui unit le SCFP–Colombie-Britannique et le personnel national, nous continuerons à lutter dans l’intérêt de nos membres et de leurs familles, et à protéger les services publics dont nos communautés dépendent chaque jour. »