Ce samedi, les membres du SCFP 2512, la section locale représentant les travailleuses et travailleurs de l’éducation du Conseil scolaire catholique de Waterloo, feront du porte-à-porte à Cambridge – la circonscription du député progressiste-conservateur Brian Riddell – dans le cadre de la journée d’action provinciale du SCFP « Peinturer la province en mauve », qui vise à encourager le financement public de l’éducation partout dans la province.
Le SCFP 2512 représente une grande diversité de travailleuses et travailleurs de l’éducation qui soutiennent les élèves et les communautés scolaires au sein du Conseil scolaire catholique de Waterloo; il défend notamment des adjoint(e)s administratifs, du personnel de bureau, des travailleuses et travailleurs en soins aux jeunes, des assistant(e)s en éducation, des éducatrices et éducateurs de la petite enfance agréés, des bibliotechnicien(ne)s, des surveillant(e)s du matin et du midi, des surveillant(e)s de corridor, ainsi que du personnel informatique. Ces personnes s’entretiendront directement avec les résident(e)s de Cambridge pour les sensibiliser aux graves problèmes de sous-financement et de pénurie de personnel qui touchent les écoles publiques de l’Ontario.
Les travailleuses et travailleurs de l’éducation distribueront également des pancartes « Ensemble pour l’éducation financée par les fonds publics ». Destinées à être placées sur les pelouses et dans les fenêtres, ces pancartes ont été conçues conjointement par la FEEO, la FEESO, l’AEFO, l’OECTA et le CSCSO, qui font front commun dans cette campagne.
« Nos membres sont les personnes qui aident les élèves à apprendre, à réussir et à s’épanouir chaque jour », souligne Mechelle O’Hagan, présidente du SCFP 2512. « Des assistant(e)s en éducation aux travailleuses et travailleurs en soins aux jeunes, en passant par le personnel administratif, les bibliotechnicien(ne)s, le personnel informatique et les surveillant(e)s, nos membres apportent un soutien crucial qui assure le bon fonctionnement des écoles. Quand des postes sont supprimés, les élèves perdent accès aux services et au soutien dont ils et elles ont besoin. C’est pourquoi on veut sensibiliser directement la population quant à l’urgent besoin d’investir dans l’éducation publique. »
Le Conseil scolaire catholique de Waterloo a récemment avisé le SCFP 2512 qu’il prévoit éliminer 15 postes de surveillance matinale au terme de la présente année scolaire. Puisque les écoles de l’Ontario doivent déjà composer avec une pénurie de personnel et des besoins accrus du côté des élèves, ces coupes ajouteront à la pression qui pèse sur les communautés scolaires et les personnes qui les soutiennent.
La journée « Peinturer la province en mauve » arrive au moment où les travailleuses et travailleurs de l’éducation membres du SCFP s’apprêtent à retourner à la table de négociation avec le gouvernement provincial. Partout en Ontario, plus de 800 de ces travailleuses et travailleurs sont à risque de perdre leur emploi à la fin de l’année scolaire, malgré qu’il y ait déjà un manque criant d’effectifs et que les besoins des élèves ne cessent d’augmenter.
« Les travailleuses et travailleurs de l’éducation vont faire leur part en allant sensibiliser les parents, les tuteurs et tutrices ainsi que les autres citoyens et citoyennes quant à l’avenir de nos écoles », mentionne Joe Tigani, président du CSCSO. « Les élèves méritent qu’on les appuie dans leur réussite, et le personnel de l’éducation mérite d’avoir accès aux ressources nécessaires pour faire son travail. À l’aube de la reprise des négociations, on invite les député(e)s de la province à se tenir debout pour l’éducation publique, y compris pour les élèves et les travailleuses et travailleurs. »
Toutes les communautés de l’Ontario en sortiront gagnantes si nos écoles sont bien financées et pourvues d’un personnel adéquat. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation, de concert avec l’ensemble de la population, doivent envoyer un message clair : nos élèves méritent mieux.
Les membres du SCFP 2512 encouragent les résident(e)s de la circonscription de Cambridge à montrer leur appui à l’éducation publique et à se joindre au mouvement revendiquant des investissements qui pensent aux élèves d’abord.