Les pompières et pompiers de Shuniah, avec l’appui du SCFP 87, ont ratifié leur première convention collective, obtenant des gains historiques et établissant une nouvelle norme pour les pompières et pompiers volontaires en Ontario.
La convention collective établit une échelle salariale uniforme qui remplace la pratique courante consistant à rémunérer les pompières et pompiers volontaires à partir d’un fonds commun. Dans ce système, la rémunération individuelle variait d’un mois à l’autre selon le nombre de personnes appelées à travailler.
Pour les 22 pompières et pompiers et les 5 agent(e)s de prévention des incendies de Shuniah, cette convention collective représente une avancée importante en offrant une rémunération plus équitable et prévisible. Pour les quelque 20 000 pompières et pompiers volontaires de l’Ontario, c’est la preuve qu’il est possible d’adopter une approche différente.
« Les pompières et pompiers volontaires possèdent une formation professionnelle de haut niveau. Nous étudions pour obtenir les qualifications requises, nous suivons de la formation continue et nous risquons notre vie pour répondre aux situations d’urgence », a affirmé Don Murray, l’un des principaux artisans de la mobilisation des pompières et pompiers de Shuniah et pompier depuis plus de 50 ans. « Cette convention collective reconnaît que notre travail a de la valeur et que les pompières et pompiers doivent savoir quelle sera leur rémunération en se présentant au travail pour répondre aux appels d’urgence. »
Les pompières et pompiers de Shuniah ont entrepris une campagne de syndicalisation pour se joindre au SCFP, après avoir exprimé des préoccupations concernant la sécurité, les conditions de travail et le manque de reconnaissance de la complexité croissante de leurs fonctions. Les nouveaux membres du syndicat ont ensuite consacré plus de 16 mois à négocier une première convention collective qui reflète la réalité actuelle des services d’incendie.
« Beaucoup de pompières et pompiers volontaires occupent un emploi à temps plein ou sont à la retraite après des décennies de service, mais continuent de répondre aux appels d’urgence à tout moment », a déclaré Lisa Steenerson, personne conseillère du SCFP ayant appuyé l’obtention de cette convention collective. « Les communautés rurales dépendent de ces pompières et pompiers, qui méritent les ressources nécessaires pour exercer leur travail en toute sécurité. »
Les pompières et pompiers volontaires d’aujourd’hui exercent les mêmes fonctions essentielles d’intervention d’urgence que les employé(e)s des services d’incendie à temps plein et devront, à compter du 1er juillet, satisfaire aux mêmes exigences provinciales en matière de certification.
« On ne peut pas demander à une certaine catégorie de pompières et pompiers d’effectuer le même travail et de posséder les mêmes certifications que les pompières et pompiers professionnel(le)s à temps plein, tout en acceptant une rémunération et une reconnaissance moindres », a déclaré Yolanda McClean, présidente du SCFP-Ontario. « Cette convention collective reconnaît le travail de pompière ou pompier volontaire comme la profession qualifiée qu’il est. Je suis fière que ces travailleuses et travailleurs aient rejoint notre syndicat pour se battre pour ce qui leur est dû, et mon message à l’ensemble des pompières et pompiers volontaires est que le SCFP peut vous aider à aller au-delà de l’idée dépassée que votre rémunération dépend simplement de l’argent qui ne peut servir ailleurs », a-t-elle ajouté.
Cette convention collective contribuera à stabiliser le service d’incendie de Shuniah dans un contexte où les services ruraux et nordiques sont en difficulté. Elle pourrait également avoir des répercussions pour les pompières et pompiers volontaires partout en Ontario. Bien que certains des 195 services d’incendie ontariens ayant recours à des volontaires aient adopté une rémunération horaire, la plupart reposent encore sur des systèmes de rémunération qui laissent les pompières et pompiers dans l’incertitude quant à leurs revenus.