Les employé(e)s municipaux de Smithers se dotent d’un mandat de grève fort

Les employé(e)s municipaux de Smithers, représenté(e)s par le SCFP 1570, ont voté à 90 % en faveur de la grève.

« Nos membres fournissent avec fierté des services publics à Smithers. On ne prend pas le vote de grève à la légère », affirme Adrian Smith, président du SCFP 1570. « Ce résultat envoie un message clair : les travailleuses et travailleurs veulent que l’employeur adopte une approche différente à la table de négociation. » 

La section locale et la Ville de Smithers ont entamé des négociations en novembre 2025. Celles-ci ont été mises sur pause plus tôt ce mois-ci parce que les parties n’arrivaient pas à s’entendre sur deux points importants : les salaires et la réduction potentielle du nombre de congés de maladie. 

Les travailleuses et travailleurs veulent obtenir des salaires plus élevés qui reflètent la hausse du coût de la vie (logement, épicerie, essence, etc.) ainsi que les augmentations salariales déjà négociées par le personnel d’autres communautés du Nord.

Les membres du SCFP 1570 veulent également conserver leur régime de congés de maladie actuel, qui leur permet d’accumuler des congés au fil du temps et de se créer un filet de sécurité en cas de besoin. La Ville a proposé de le remplacer par un régime moins généreux qui comprend un nombre limité de congés de maladie payés ainsi que des prestations hebdomadaires.

« Les travailleuses et travailleurs ont très clairement affirmé préférer le régime actuel et ne pas vouloir le changer », souligne Adrian Smith. « On espère que la Ville prendra ce message au sérieux pour qu’on puisse se concentrer sur la conclusion d’une entente qui appuiera le personnel responsable de fournir des services dont la communauté dépend tous les jours. »

Avant d’entreprendre toute action de grève, il faudra négocier les niveaux de services essentiels. Le syndicat devra par ailleurs donner un avis de grève de 72 heures. Adrian Smith dit que le syndicat compte ensuite soumettre une demande de médiation à la Commission des relations de travail de la Colombie-Britannique pour tenter de résoudre la situation et d’en arriver à une entente. 

« Les moyens de pression sont toujours notre dernier recours. Personne ne veut une interruption de services. On a espoir que la médiation nous aidera à régler les points en suspens et à conclure un accord. »

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