Les auxiliaires aux soins prolongés du SCFP 5430 sonnent l’alarme face à des conditions de travail et des niveaux d’effectif dangereux

Les auxiliaires aux soins prolongés de première ligne sonnent l’alarme face au danger que représentent les faibles niveaux d’effectif, le temps inadéquat accordé aux soins et la détérioration des conditions de travail dans le système de santé de la Saskatchewan. Le plus récent rapport de recherche du comité des auxiliaires aux soins prolongés du SCFP 5430, intitulé Checking the Pulse of CCAs (Prendre le pouls des auxiliaires aux soins prolongés), met en évidence les défis croissants de la profession dans la province.

Ce rapport, fondé sur les résultats d’un sondage mené auprès de 1 290 auxiliaires aux soins prolongés, fait les constats suivants :

  • 76 % des répondant(e)s ont qualifié de dangereux le niveau d’effectif à leur travail.
  • 68 % des travailleuses et travailleurs en soins à domicile ont dit manquer de temps pour se déplacer entre leurs visites.
  • 74 % n’ont pas assez de temps pour soigner correctement leurs patient(e)s.
  • 73 % déconseilleraient à un(e) proche de devenir auxiliaire aux soins prolongés.

« Ces résultats sont préoccupants pour tous les Saskatchewanais et Saskatchewanaises qui utilisent le système de santé. Qu’il s’agisse de soins communautaires, hospitaliers, à domicile ou de longue durée, on a besoin d’auxiliaires aux soins prolongés partout. Nous sommes l’épine dorsale du système de santé de la province, mais c’est loin d’être comme ça qu’on nous traite », affirme Laura Guilbault, présidente du comité des auxiliaires aux soins prolongés du SCFP 5430.

« Nos membres n’ont pas eu d’augmentation de salaire depuis 4 ans et demi, et nos membres auxiliaires aux soins prolongés gagnent considérablement moins que leurs homologues d’ailleurs au pays », explique Bashir Jalloh, président du SCFP 5430. « Si le gouvernement ne prend pas la situation en main, on va continuer à perdre des auxiliaires aux soins prolongés qui travaillent fort tous les jours pour notre système de santé. »

Le comité des auxiliaires aux soins prolongés exige des mesures pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre, aux salaires insuffisants et à l’absence d’une convention. Le rapport du comité recommande également l’intervention immédiate de la Régie de la santé de la Saskatchewan pour régler les éléments suivants :

  1. Garantir des temps de déplacement suffisants pour les soins communautaires, pour ainsi alléger la charge de travail des auxiliaires et augmenter la satisfaction des personnes soignées.
  2. Revoir entièrement la description d’emploi provinciale des auxiliaires aux soins prolongés afin de standardiser leurs tâches à l’échelle de la province.
  3. Ramener des auxiliaires aux soins prolongés dans des contextes de soins de courte durée. Cela permettrait aux infirmières et infirmiers auxiliaires et aux infirmiers et infirmières autorisées de se concentrer sur les soins plus approfondis et d’augmenter significativement la satisfaction des patient(e)s. On améliorerait aussi le délai de réponse pour les soins, et on remonterait le moral des infirmiers et infirmières, qui font souvent face à une surcharge de travail et à une pénurie de main-d’œuvre.

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