Alors que depuis des mois le gouvernement Carney se targue de tenir tête au président Trump dans l’intérêt des travailleuses et des travailleurs du Canada, il profite de la rentrée parlementaire pour faire volte-face en s’attaquant à leurs droits les plus fondamentaux.
« Le projet de loi déposé cette semaine correspond à la liste de souhaits des employeurs qui veulent être libérés de leurs obligations envers leurs employés. Le premier ministre a choisi son camp et ce n’est assurément pas celui des travailleurs et travailleuses ni celui de la classe moyenne », a affirmé le président du SCFP-Québec, Patrick Gloutney.
Rappelons que le projet de loi du gouvernement libéral vise à casser des grèves qui sont légales et à compliquer l’exercice des droits des salarié(s) par l’imposition de nouveaux délais restrictifs.
« Dorénavant, les entreprises sous compétence fédérale sauront que le gouvernement est dans leur camp lors de négociations; elles n’auront donc aucun intérêt à négocier de bonne foi. D’ailleurs, nous l’avons vu lors du conflit entre Air Canada et ses personnes agentes de bord. La présence de l’équipe Carney derrière la direction avait poussé celle-ci à agir de façon malhonnête et avait laissé celui-ci s’envenimer. Le nouveau projet de loi met en place un déséquilibre en faveur des grands intérêts économiques au détriment des travailleuses et des travailleurs », a pour sa part ajouté la secrétaire générale du SCFP–Québec, Fanny Demontigny.
Le SCFP–Québec entend mener la charge contre ce projet de loi afin de protéger les droits de l’ensemble des travailleurs et travailleuses du Québec. « Avec les attaques récentes que nous avons subies de la part de la CAQ, il est temps que les gouvernements démontrent pour qui ils travaillent vraiment et aussi qu’ils s’assurent de ne pas bafouer les droits fondamentaux des gens du Québec », conclut Patrick Gloutney.