Le SCFP 4186 dénonce la suppression massive de postes au Conseil scolaire de district catholique de London en pleine crise de main-d’œuvre

Le SCFP 4186 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) condamnent fermement le Conseil scolaire de district catholique de London pour sa décision de supprimer de nombreux postes malgré la hausse de fréquentation, les besoins croissants des élèves et l’augmentation du financement provincial. 

Récemment, le conseil scolaire a confirmé son intention d’éliminer 4 postes d’éducatrices et éducateurs de la petite enfance désignés, 11 d’aumôniers, jusqu’à 3 en cafétéria, et 18,8 équivalents temps plein dans les postes de bibliotechnicien(ne)s au primaire. 

Le SCFP 4186 représente les travailleuses et travailleurs de l’éducation du Conseil scolaire de district catholique de London, lequel comprend du personnel en éducation de la petite enfance et dans les bibliothèques, les cafétérias et d’autres postes de premier plan pour apporter un soutien aux élèves et faire des écoles des milieux sûrs qui favorisent l’apprentissage. 

« Les coupes proposées sont terribles, inacceptables, et tout simplement inutiles, s’est insurgée la présidente de la section locale Tracey Cooper. Nos écoles manquent déjà de personnel, et les élèves, les familles et les travailleuses et travailleurs s’en ressentent tous les jours. Éliminer des postes de soutien direct aux élèves ne fera qu’empirer les choses. » 

Une situation d’autant plus fâchante que ce conseil scolaire prend cette décision alors même que le financement provincial sera augmenté pour la prochaine année scolaire. Le financement principal de l’éducation connaîtra en effet une hausse de 5,5 %, ce qui est supérieur à la moyenne provinciale, tandis que la fréquentation scolaire locale devrait augmenter, elle, de 4,9 %. 

Comme l’indique Tracey Cooper : « L’augmentation du nombre d’élèves entraîne un besoin accru en personnel, et non l’inverse. Dans un contexte de hausse du financement et de la fréquentation, aucun argument ne justifie la suppression d’emplois essentiels à la réussite des élèves. En agissant ainsi, on ignore leurs besoins. Le conseil scolaire avait les moyens de maintenir ces postes et de renforcer le soutien aux élèves. Mais il a plutôt choisi de réduire les services et d’accroître la pression sur un personnel déjà débordé. » 

Le SCFP 4186 tire également la sonnette d’alarme sur la suppression envisagée de près de 19 postes de bibliotechnicien(ne)s, ce qui réduira considérablement l’accès des élèves aux services de bibliothèque, aux aides à l’alphabétisation et aux ressources pédagogiques. Le conseil scolaire envisage en outre de sous-traiter les services d’aumônerie et de cafétéria. 

« Ces travailleuses et travailleurs précieux font partie intégrante de nos milieux scolaires. La sous-traitance de ces postes réduit la sécurité d’emploi et fragilise les liens sur lesquels comptent les élèves et les familles. » 

Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018. 

« Ce qui se passe au Conseil scolaire de district catholique de London, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici des personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Licencier ces travailleuses et travailleurs aura des répercussions sur tout le monde. » 

Le SCFP 4186 et le CSCSO demandent à la province de financer adéquatement l’éducation, et au conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière. 

« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 4186 qui sont résolu(e)s à se défendre. Nous sommes solidaires dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »