Le SCFP 256 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) condamnent fermement le Conseil scolaire du district Upper Grand pour sa décision de supprimer de nombreux postes malgré la pénurie de personnel et l’augmentation de la charge de travail dans l’ensemble du Conseil.
Le conseil scolaire a en effet récemment avisé la section locale qu’il prévoit éliminer 20 postes de concierges et un poste de préposé(e) à l’entretien, décision qui prendrait effet au terme de la présente année scolaire. Ces coupes viennent s’ajouter au projet de fermeture du centre de ressources Terry James.
Le SCFP 256 représente environ 300 travailleuses et travailleurs de l’éducation au sein du Conseil scolaire du district Upper Grand, y compris des concierges, du personnel d’entretien et des enseignant(e)s en anglais langue seconde.
« Couper de la sorte dans nos écoles est inacceptable vu le contexte actuel », s’est exclamé Bill Foster, président du SCFP 256. « Nos concierges et notre personnel de l’entretien veillent chaque jour à la sécurité, à la propreté et au bon fonctionnement de nos écoles. Au lieu de réduire le personnel de première ligne essentiel, le conseil devrait plutôt investir dans ceux et celles qui font fonctionner nos écoles et rendent l’apprentissage possible. »
La nécessité des réductions d’effectifs proposées n’a pas été démontrée. Le SCFP 256 a assidûment collaboré avec la direction du conseil scolaire en 2023 et 2024 pour examiner et valider les calculs de superficie utilisés pour déterminer les besoins en personnel d’entretien. Les discussions n’ont abouti à aucun accord, mais la section locale maintient que les données disponibles ne justifient pas les réductions proposées.
Selon les prévisions du conseil scolaire présentées au ministère de l’Éducation, les inscriptions devraient baisser de 1 % au cours de la prochaine année scolaire. Parallèlement, le Conseil ouvrira une nouvelle école secondaire, construit une nouvelle école primaire, et prévoit en bâtir d’autres, ce qui augmentera la superficie à entretenir et nécessitera des services de nettoyage et d’entretien permanents.
La section locale déplore également la réduction des effectifs de première ligne par le Conseil, alors que celui-ci conserve une lourde structure hiérarchique. Une fois ce plan de licenciements mis en œuvre, le conseil scolaire disposera d’environ 204 membres du personnel chargé(e)s du nettoyage et de l’entretien. Or, de ce nombre, on compte sept superviseur(e)s et un(e) responsable en chef des installations, qui gagnent chacun(e) plus de 150 000 dollars par année. Le salaire d’un(e) superviseur(e) de l’entretien s’élève à environ 180 000 dollars, alors qu’il ne supervise que six employé(e)s. Le SCFP 256 estime que le conseil devrait protéger les services de première ligne plutôt que de licencier le personnel qui fait de nos écoles des lieux propres, sûrs et opérationnels.
« Le SCFP 256 s’inquiète sérieusement des répercussions que ces coupes budgétaires auront sur les établissements scolaires, confie Bill Foster. Le Conseil a déjà fait savoir que la réduction du personnel entraînera une modification des normes d’entretien dès septembre. Les élèves et le personnel méritent des locaux propres et sûrs. Revoir les critères à la baisse sous prétexte d’un manque de personnel n’est pas une solution. »
Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018.
« Ce qui se passe au Conseil scolaire du district Upper Grand, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici des personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Supprimer ces postes aura des répercussions sur tout le monde. »
Le SCFP 256 et le CSCSO demandent au gouvernement provincial de financer adéquatement l’éducation, et au Conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière.
« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 256 qui sont résolu(e)s à se défendre. On est solidaires dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »