Le personnel de soutien scolaire de la Nouvelle-Écosse fixe une date limite avant la grève faute d’entente avec le gouvernement

Le personnel de soutien scolaire de toute la Nouvelle-Écosse se prépare à déclencher une grève le lundi 2 novembre si le gouvernement provincial et les conseils scolaires ne présentent pas une offre garantissant à chaque personne une hausse salariale d’au moins 3,50 $ l’heure d’ici 2029.

Le Conseil des syndicats des conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse (CSCSNE), qui représente 8 sections locales du SCFP, a annoncé mardi qu’il remettra un avis de grève de 48 heures le vendredi 30 octobre si le gouvernement et les employeurs ne répondent pas à cette revendication salariale.

« Le gouvernement sait exactement ce qu’il doit faire pour éviter une grève à l’échelle de la province », a déclaré Nelson Scott, président du CSCSNE. « Nous espérions que le gouvernement profiterait de la fin de semaine pour revenir à la table de négociation et conclure une entente. Au lieu de ça, on tente de nous avoir à l’usure. »

Le Conseil affirme que le gouvernement et les employeurs peuvent encore éviter une perturbation du système d’éducation public, mais que le temps presse.

« Le personnel de soutien scolaire ne veut pas faire la grève. Ces personnes veulent être dans leurs établissements scolaires, auprès des élèves et des familles qui comptent sur elles au quotidien », a déclaré Nelson Scott. « Mais nos membres sont déterminé(e)s à faire front commun pour obtenir une entente équitable. Le gouvernement a les moyens et la responsabilité de régler ce conflit. »

Le Conseil exhorte le gouvernement et les employeurs à reprendre les négociations avec une offre comprenant l’augmentation du salaire minimum. C’est la seule façon d’éviter le recours à des moyens de pression.

« Si les activités scolaires sont perturbées le 2 novembre, ce sera parce que le gouvernement aura choisi de ne pas agir alors qu’il en avait encore la possibilité », a affirmé Nelson Scott. « Le temps presse. La balle est maintenant dans leur camp. »