La suppression de postes à l’hôpital d’Hamilton prolongera l’attente pour 30 000 patient(e)s, estime le SCFP 

La décision du réseau hospitalier de supprimer 37 postes d’infirmières et infirmiers et d’aides-soignant(e)s de l’unité de chirurgie et du bloc opératoire viendra prolonger le délai de 30 000 personnes déjà en attente dans la région, affirme le SCFP.

La semaine dernière, le HHS a informé le SCFP qu’il entamait la première phase du licenciement de 413 postes hospitaliers, soit l’élimination de 97 postes de travailleuses et travailleurs de la santé dans l’hôpital, notamment dans l’unité de chirurgie. 

Jillian Watt, présidente du SCFP 7800, trouve honteux que le gouvernement ait abandonné sa responsabilité de fournir des soins en temps opportun à la population locale.

« En raison de ces suppressions, des personnes en attente de soins chirurgicaux devront patienter encore plus longtemps, souligne-t-elle. Les listes d’attente débordent déjà à cause de la pénurie de personnel, et certains délais d’attente dépassent les recommandations médicales. Certains blocs opératoires sont même fermés. Pour une chirurgie à la hanche, par exemple, le HHS respecte seulement 48 % des délais d’attente visés. »

Le HSS desservant environ 2,3 millions de personnes en Ontario, le syndicat estime à environ 30 000 le nombre de patient(e)s en attente d’une chirurgie à Hamilton et dans les environs, et à 7 000 le nombre de personnes pour qui l’attente dépasse les délais recommandés.

Bien que plusieurs interventions chirurgicales soient exécutées dans un délai raisonnable, Jillian Watt plaide en faveur d’un meilleur financement pour permettre l’augmentation des effectifs et des disponibilités des blocs opératoires là où des améliorations sont de toute évidence nécessaires. 

« La ministre de la Santé Sylvia Jones prétend que ces suppressions ne diminueront pas les services. J’aimerais qu’elle ose aller dire ça aux personnes qui doivent attendre pour une chirurgie urgente à cause du manque de personnel », ajoute-t-elle.

Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP), attribue cette réduction de personnel à la compression de 3 % du financement gouvernemental pour l’exercice 2026-2027.

« Ces abolitions de postes sont le résultat direct de la compression budgétaire du gouvernement Ford de 2 % en dollars réels l’an dernier et de 2,7 % pour l’année en cours, compression qui entraîne un déficit de 150 millions de dollars pour le HHS, explique-t-il. L’attente était déjà longue avant ça. La situation ne fera qu’empirer. Notre patientèle mérite de recevoir des soins de qualité dans un délai raisonnable, et c’est pourquoi on continuera de se battre. »

Le SCFP 7800 tiendra une assemblée publique le 10 novembre à 18 h au United Steelworkers Hall (1031, Barton Street East) pour discuter de l’incidence de ces suppressions et participer à la campagne pour un financement adéquat de nos hôpitaux. 

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