Impasse dans les négociations : les employé(e)s municipaux d’Annapolis Royal veulent recourir à la conciliation

Le SCFP 3552, qui représente les employé(e)s municipaux de la Ville d’Annapolis Royal, a déposé une demande de conciliation après une impasse dans les négociations.

Des médiatrices et médiateurs des services de conciliation et de médiation de la province rencontreront les parties le 16 juin.

Les travailleuses et travailleurs ont voté à l’unanimité en faveur du déclenchement d’une grève si aucune amélioration concrète n’est négociée à la table de négociation. Le message envoyé au conseil municipal est clair : les membres du personnel sont toutes et tous déterminés à obtenir une entente équitable.

La rémunération demeure le principal point en litige à la table. Les travailleuses et travailleurs de la Ville d’Annapolis Royal gagnent beaucoup moins que les employé(e)s municipaux qui effectuent un travail semblable ailleurs dans la région (comté d’Annapolis, Middleton, municipalité du comté de Kings, etc.). Les salaires actuels au sein de l’unité de négociation varient entre 21 $ et 25 $ l’heure. Ce sont plusieurs dollars de moins que ce qu’offrent d’autres emplois municipaux semblables, et ça ne suffit pas du tout pour suivre l’évolution du coût de la vie.

« Ces travailleuses et travailleurs fournissent des services publics essentiels à Annapolis Royal et méritent de recevoir un salaire qui reflète la valeur de leur contribution », a déclaré Martin Austin, représentant national du SCFP. « Le fait que les employé(e)s municipaux reçoivent de 4 $ à 6 $ l’heure de moins que le personnel effectuant un travail semblable dans les communautés environnantes n’est ni viable ni juste. »

Le SCFP affirme que la section locale demeure déterminée à parvenir à une entente négociée, mais que l’employeur doit être prêt à venir à la table pour aborder l’écart salarial.

« Nos membres ne veulent pas d’un conflit, mais plutôt arriver à une entente équitable. Le vote de grève unanime de l’unité montre à quel point la situation est devenue sérieuse. Ces travailleuses et travailleurs s’unissent pour que les choses s’améliorent. »