Le Syndicat des technologues d’Hydro-Québec (SCFP 957), représentant plus de 2 700 membres, a déposé en fin de journée hier un avis de grève concernant les heures supplémentaires. Après deux ans et demi de négociations très lentes, le syndicat monte ainsi la pression afin d’arriver plus rapidement à une entente de principe sur les modalités de la convention collective.
Les principaux enjeux pour ces employé(e)s technologues sont en lien avec la détermination du point d’équilibre acceptable dans le volet de la flexibilité de la main-d’œuvre ainsi que sur les quelques autres demandes importantes déposées par l’employeur. En contrepartie, le syndicat doit négocier à la hauteur des attentes de ses membres dans cet élan de changement initié par la gestion d’Hydro-Québec.
Le syndicat est aussi fort préoccupé par le recours à la sous-traitance, entre autres par l’octroi de contrats de travail à l’externe alors que les technologues possèdent déjà l’expertise dans tous les domaines confiés à des tiers. L’ingérence politique des dernières années rehausse cette crainte de la privatisation discrète chez les membres et augmente considérablement les coûts d’exploitation globaux de notre société d’État considérant l’expertise de notre main-d’œuvre interne.
« Après deux ans et demi de patience de la part de tous nos membres et de notre comité de négociation, le moment est venu de mettre l’employeur face à ses choix et d’accentuer le processus de négociation afin de permettre à nos membres technologues de mieux sentir leur importance dans le processus d’affaires de l’employeur. Il n’est nullement question de cibler la population québécoise dans cet exercice, c’est plutôt tout le contraire, puisque des améliorations des prestations de travail et du service à la clientèle se porteront garantes du résultat de cette négociation », d’expliquer Robert Claveau, président du SCFP 957.
En ce qui concerne les impacts sur la population, le syndicat réitère que des services essentiels légiférés par le Tribunal administratif du travail (TAT) seront entendus entre les parties et cautionnés par celui-ci afin de répondre convenablement aux besoins des citoyens et citoyennes visant leur santé et leur sécurité.
« Dans l’intérêt de tout un chacun, nous devons agir maintenant si nous ne voulons pas être encore en négociation en 2027 », de conclure le représentant syndical,
Le syndicat ne commentera pas davantage et préfère laisser la priorité des échanges aux comités de négociation.
Rappelons que leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2023.