Pour la quatrième fois depuis qu’il est premier ministre, David Eby est venu s’adresser aux délégué(e)s assistant au congrès annuel du SCFP–Colombie-Britannique. Il a commencé par rendre un hommage poignant aux membres du SCFP qui ont répondu aux tragédies de Tumbler Ridge et du festival Lapu-Lapu.
« Chacun et chacune de ces membres ont été exposés au traumatisme et ont vu et vécu des choses qui marquent à vie, mais ils ont plongé dans cet enfer pour sauver des vies, a-t-il déclaré. Je souhaite les remercier de leur héroïsme. »
Le premier ministre a reconnu que les négociations avec les fonctionnaires provinciaux n’avaient pas été sans accrocs dans la dernière année, mais a ajouté que ce travail était venu rappeler combien les membres du SCFP étaient importants pour la province.
« Sans les services publics que fournissent assidûment les membres du SCFP, il n’y aurait tout simplement pas de Colombie-Britannique. »
Plusieurs accomplissements montrant l’influence du SCFP ont été mis en lumière par le premier ministre : la hausse du salaire minimum de la province, qui était le plus faible au pays et est désormais le plus élevé pour les provinces, la reconstruction des services publics qui avaient été gravement mis à mal par les précédents gouvernements de la province, la facilité à se joindre désormais à un syndicat grâce aux accréditations par signature de carte, l’expansion des services de garde dans les écoles publiques…
« C’est l’activisme des gens dans cette salle qui nous a incités à aller de l’avant avec l’initiative des services de garde avant et après l’école, a-t-il témoigné. Continuez de raconter à vos communautés comment votre travail change la donne. Je sais que le SCFP le fait tous les jours. »
Le premier ministre a promis de continuer à travailler avec le SCFP–Colombie-Britannique, et a aussi signifié que son gouvernement allait rester axé sur le renforcement des services publics, contrairement aux dires de l’opposition qui semble préconiser la division en parlant d’austérité.
« Leur objectif [aux conservateurs de la province] est de diviser les gens pour faire des gains politiques, à un moment où nous devons plutôt nous serrer les coudes comme jamais auparavant », a dénoncé le premier ministre en faisant référence aux conservateurs qui exigent des coupes en éducation et en santé pour résoudre les difficultés économiques.
« Nous ne pouvons pas revenir aux vieux jours. Nous avons trop à faire. Nous devons construire une Colombie-Britannique plus forte et indépendante. Nous devons protéger les services publics. Et c’est ensemble que nous allons continuer à construire une province plus forte. »
