22 mises à pied à la STS : couper en pleine croissance, une décision incompréhensible

L’annonce de 22 mises à pied à la Société de transport de Sherbrooke (STS) choque et soulève une profonde incompréhension. Comment expliquer de telles compressions alors que l’organisation affiche une croissance soutenue et des résultats enviables?

« Les citoyens, les usagers et les travailleurs sont en droit d’exiger des réponses claires, immédiates et transparentes. Le transport en commun est un service essentiel. De façon générale, la STS évoque des raisons de compressions budgétaires et l’augmentation du coût de l’essence, alors que l’achalandage est en hausse! On laisse tomber la population d’une importante ville du Québec », de déclarer le président du SCFP 3434, Maxime Leroux.

Rappelons que lors de la réunion du conseil d’administration du 22 avril dernier, la STS présentait un bilan plus que positif dans son rapport annuel 2025 :

  • augmentation de l’achalandage de 33 % depuis la pandémie;
  • croissance de 12 % en 2024 et de 5 % en 2025;
  • 54 nouveaux(elles) chauffeur(euse)s embauché(e)s en 2025.

À cela s’ajoutent des projets structurants : nouvelles lignes, déploiement du transport à la demande, développement du réseau BIXI et électrification de la flotte. Alors pourquoi couper dans les effectifs – et uniquement chez les chauffeurs urbains – au cœur même de cette expansion?

« Cette décision apparaît non seulement incohérente, mais préoccupante. Elle soulève de sérieuses questions quant à la capacité de la STS à maintenir la qualité de ses services et à assurer une gestion optimale en accord avec ses ambitions de développement. D’autant plus que la mairesse, durant les élections, a dit que la mobilité et le transport collectif allaient être une priorité pour son administration », de conclure le président syndical. 

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