Le SCFP ajoute sa voix à celle de l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) pour décrier les effets néfastes de la disparition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) sur le réseau scolaire du Québec. Alors que les établissements sont actuellement fragilisés par le manque de personnel, le fait que les permis de travail de plus d’un millier de membres du personnel du réseau viendront à échéance annonce d’importantes répercussions sur les services aux élèves.
« Nous le voyons bien dans les centres de services scolaires de nos membres, les services sont dans un état précaire. Ils vivent déjà un gel d’embauche ainsi que de nombreux arrêts maladie et démissions. Il faut donc tout faire pour garder les travailleurs et travailleuses en processus d’immigration, sinon le réseau scolaire va vivre un grave choc en 2026. Il serait absurde et cruel de faire subir ça aux enfants du Québec », de commenter Michelle Poulin, présidente du secteur de l’éducation du SCFP-Québec.
« Aussi, il faut penser à toutes ces familles qui sont en train de s’enraciner au Québec et qui contribuent très positivement à nos écoles et à notre société. Nous réclamons donc que tout soit fait pour leur permettre de rester au Québec, en rétablissant le PEQ ou par tout autre moyen. Le gouvernement du Québec doit remettre de l’ordre dans ce dossier, ça presse », de conclure Michelle Poulin.