Face à la suppression prévue de 413 postes de travailleuses et travailleurs de la santé par le lourdement déficitaire Hamilton Health Sciences, le SCFP 7800 promet de répliquer jusqu’à ce que le gouvernement de la province accorde le financement nécessaire pour rétablir la qualité des soins dans le réseau hospitalier.
Dans le cadre de sa campagne, le SCFP 7800 tiendra un rassemblement le mardi 13 octobre à midi, en plus d’une assemblée publique pour les résident(e)s de Hamilton le 10 novembre. Des centaines de personnes sont attendues
en soutien à la campagne du SCFP 7800 à Hamilton
« Les conditions de soins offertes par Hamilton Health Sciences se sont déjà détériorées en raison de l’actuelle pénurie de personnel. On parle ici de longs temps d’attente à l’urgence, de retards de chirurgie, de la difficulté constante à donner des soins quotidiens », explique Jillian Watt, la présidente du SCFP 7800, qui représente 4 750 travailleuses et travailleurs de la santé. « La suppression de 413 postes ne fera qu’accélérer le cercle vicieux du manque de personnel, de l’épuisement professionnel et des mauvais résultats de santé. »
Le syndicat affirme que le temps d’attente de 24 heures à l’urgence est un signal d’alarme sur l’état des soins dans le réseau de Hamilton Health Sciences. Il plaide pour une augmentation considérable des travailleuses et travailleurs de première ligne pour évaluer et traiter les patient(e)s dans des délais acceptables. Le gouvernement provincial lui-même vise une attente de 8 heures à l’urgence.
Pour Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario affilié au SCFP (CSHO-SCFP), la décision de réduire les effectifs et les services dans le réseau de Hamilton Health Sciences est inacceptable. Il affirme que le gouvernement a le devoir de financer les hôpitaux à la hauteur de leurs coûts de fonctionnement réels. L’année dernière, Hamilton Health Sciences a perdu 2 % de financement en dollars indexés. La perte projetée pour l’année en cours est de près de 3 %, d’où la suppression de postes.
« Les patient(e)s payent le gros prix pour ces compressions. Beaucoup reçoivent des traitements sur une civière dans un corridor en raison du manque de lits dotés en personnel. Pour des milliers d’autres, le manque d’employé(e)s fait que le temps d’attente pour une chirurgie dépasse les recommandations médicales. Bref, les urgences débordent, et les temps d’attente à l’urgence et en chirurgie sont inacceptables. Chaque personne mérite d’être traitée en temps opportun, et le SCFP continuera à se battre pour atteindre cet objectif », promet Michael Hurley.
Des centaines de personnes sont attendues au rassemblement du 13 octobre, dont Candace Rennick (secrétaire-trésorière nationale du SCFP), Yolanda McLean (présidente du SCFP-Ontario) et Laura Walton (présidente de la Fédération du travail de l’Ontario).
