Les travailleuses et travailleurs en éducation à la petite enfance d’Ideal Child Service Group (ICSG), représentés par le SCFP 2484, se retrouvent aujourd’hui sur le piquet de grève. Leur employeur les a mis en lock-out, refusant de négocier une convention collective équitable qui reconnaisse la valeur de leur travail et le coût de la vie élevé à Toronto.
Les membres du SCFP 2484 fournissent des services de garde et d’éducation aux enfants de cinq centres administrés par ICSG à Toronto. Les négociations stagnent depuis que l’employeur a refusé de donner suite aux plus récentes propositions présentées par le syndicat en septembre dernier. Ce matin, les membres se sont heurté(e)s à des portes closes, à 15 minutes de l’échéance prévue pour la grève.
« Nos membres voulaient travailler aujourd’hui, pour prendre soin des enfants qu’on leur confie et soutenir les familles qui comptent sur eux et elles », déplore Jess Tomas, présidente du SCFP 2484. « Pourtant, c’est irréaliste de demander au personnel en éducation à la petite enfance de continuer à faire ses tâches essentielles tout en ignorant la question des salaires, des conditions de travail et du soutien requis. »
Les membres du SCFP 2484 se battent pour obtenir des salaires ajustés au coût de la vie élevé de Toronto; ces travailleuses et travailleurs réclament aussi des protections en cas de maladie ou de blessure, ainsi que des pratiques de dotation qui offrent aux enfants la continuité et la cohérence dont ils et elles ont besoin.
« L’employeur semble oublier que ce sont nos membres qui assurent la qualité des services offerts au quotidien », poursuit Jess Tomas.« Ces éducatrices et éducateurs chevronnés méritent le respect. Lorsque les travailleuses et travailleurs ne peuvent plus se permettre de garder leur travail, que les niveaux d’effectif sont trop bas et que les conditions de travail compliquent l’offre des services, ce sont ultimement les enfants et les familles qui en paient le prix. »
Selon Jess Tomas, le conflit va bien au-delà des questions salariales.
« Les parents méritent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants, et non pas juste le strict minimum. Nos membres veulent fournir les meilleurs soins possibles, mais pour ça, il leur faut les ressources, le personnel et les conditions qui leur permettront de bien faire leur travail. Ce qui est bon pour les travailleuses et travailleurs est bon pour les enfants et les familles. »
Le syndicat demande aux gestionnaires et au conseil d’administration d’ICSG de revenir à la table de négociation pour conclure une entente équitable, respectueuse des travailleuses et travailleurs qui s’occupent des familles torontoises.
« Nos membres sont prêt(e)s à reprendre le boulot, et notre section locale est prête, elle, à reprendre les négociations, assure Jess Tomas. Si l’employeur veut en arriver à un accord, il doit revenir à la table, prêt à négocier plus que le strict minimum et à respecter le travail inestimable qu’accomplissent nos membres jour après jour. »