Une écrasante majorité de travailleuses et travailleurs en enseignement de l’UCB votent en faveur des mesures de grève

Les travailleuses et travailleurs en enseignement de l’Université de la Colombie-Britannique (UCB) ont majoritairement voté (95,4 %) en faveur des mesures de grève. Le SCFP 2278, qui représente plus de 3 500 auxiliaires d’enseignement, tuteurs ou tutrices, correcteurs ou correctrices, surveillant(e)s d’examen, chargé(e)s de cours et assistant(e)s aux cycles supérieurs, estime avoir épuisé les moyens à sa disposition pour arriver à une convention collective équitable.

« L’Université de la Colombie-Britannique ne prend pas la réalité de nos membres au sérieux. À la place, elle balaie du revers de la main nos priorités visant à améliorer nos conditions de travail et notre qualité de vie », dénonce Jessica Wolf, assistante d’enseignement aux cycles supérieurs et présidente du SCFP 2278. « Les travailleuses et travailleurs en enseignement sont particulièrement touchés par le coût de la vie élevé qui sévit en Colombie-Britannique. Beaucoup d’entre nous n’ont même pas les moyens de se payer des soins de santé. En plus, le nombre d’étudiant(e)s par classe est hors de contrôle, et on ne nous paie pas assez d’heures pour être en mesure d’offrir l’éducation de qualité que mérite notre population étudiante. On arrive à un point de rupture. »

Le SCFP 2278 négocie avec l’UCB depuis août 2025, moment où la dernière convention collective est arrivée à échéance. En juillet 2026, les deux parties ont eu recours à la médiation, mais n’ont pas réussi à s’entendre sur les principales priorités des travailleuses et travailleurs en enseignement. 

« Le travail des membres du SCFP 2278 est indispensable. Les étudiant(e)s et les professeur(e)s comptent sur nous chaque jour. En tant que travailleuses et travailleurs en enseignement, nous sommes passionné(e)s et nous avons à cœur d’accompagner nos étudiant(e)s dans leur cheminement pédagogique. Malheureusement, ça devient difficile à faire quand on peine à joindre les deux bouts », ajoute Jessica Wolf.

Même s’il s’est doté d’un fort mandat de grève, le SCFP 2278 est prêt à reprendre les négociations et pense qu’il n’est pas trop tard pour s’entendre avec la partie patronale.

« Ce vote de grève prouve que nos membres sont prêt(e)s à faire ce qu’il faut pour obtenir une entente équitable et rendre l’éducation postsecondaire plus accessible pour l’ensemble des étudiant(e)s et des travailleuses et travailleurs à leur service, explique Jessica Wolf. Bien entendu, les moyens de pression qui perturberaient les cours restent une solution de dernier recours, mais la balle est désormais dans le camp de la direction. Si elle ne prend pas les négociations au sérieux, l’UCB nous obligera à aller sur le piquet de grève. »

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