Les travailleuses et travailleurs du SCFP 4599 fournissent des soins de qualité aux résident(e)s du foyer de soins de longue durée et de soins palliatifs Kensington Health, situé dans le marché Kensington de Toronto. Même si le travail est exigeant sur le moral et le physique, le personnel est toujours là pour fournir des soins à certaines des personnes les plus vulnérables de la communauté – et ce, parce qu’il se soucie réellement des gens. Mais la lourde charge de travail, combinée au stress aigu et à la faible rémunération, entraîne une grande hausse du roulement au foyer. La section locale, qui est actuellement en période de négociations, descend donc dans les rues pour demander à la communauté de l’appuyer dans sa lutte pour de meilleures conditions de travail.
Les travailleuses et travailleurs ont tenu, samedi après-midi, un piquet d’information en dehors de leur lieu de travail. Ils et elles ont remis des prospectus aux gens de la communauté et ont demandé leur appui. Les principales préoccupations du syndicat dans le cadre des négociations sont les quotas de vacances qui empêchent le personnel de prendre des journées de congé, ainsi que l’absence de prestations d’invalidité de longue durée offertes aux membres en cas de maladie ou de blessure au travail.
« Nos membres sont épuisé(e)s. Le roulement est élevé parce qu’on ne peut pas se reposer », déplore Frank O’Malley, président du SCFP 4599.
« On se bat aussi pour obtenir des mesures d’adaptation pour les membres du personnel qui souhaitent continuer de travailler malgré des blessures ou des problèmes de santé permanents. Notre ancienne direction accordait une grande importance aux compétences de ces personnes, souvent des employé(e)s de longue date, et leur trouvait du travail pertinent à faire pour aider les résident(e)s, mais la nouvelle direction ne veut pas d’elles. »
Le syndicat et l’employeur se sont rencontrés une fois durant l’été et devaient se rencontrer de nouveau plus tôt aujourd’hui. Si les négociations échouent, ils devront passer à la conciliation pour trouver un terrain d’entente. En vertu de la Loi sur l’arbitrage des conflits de travail dans les hôpitaux, les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée n’ont pas le droit de grève, ce qui signifie souvent qu’ils et elles, comme c’est le cas pour les membres du SCFP 4599, doivent dépendre du soutien de la communauté pour convaincre leur employeur de rester à la table de négociation.
« On prend soin de certaines des personnes les plus vulnérables de la communauté, poursuit le président. Notre employeur doit prendre soin de nous. »