Le syndicat des employé(e)s de Villa Marconi, à Ottawa, dénonce les pratiques antisyndicales de l’employeur après avoir découvert que du personnel d’agence remplaçait des membres du syndicat licenciés. En effet, certains membres travaillant en buanderie avaient été licenciés en juin dernier, ce qui avait entraîné un manque d’effectifs et de ressources dans ce service.
« L’employeur répète les mêmes erreurs, encore et encore », dénonce Andrea Werlen, secrétaire archiviste du SCFP 4793. « Il refuse de rencontrer le syndicat, ne se présente pas à la table de négociation, et voilà qu’il sous-traite notre travail et qu’il renvoie nos membres chez eux. C’est inacceptable. »
Sans convention collective depuis 2023, le syndicat fait face à un blocage total des négociations depuis décembre 2025; chaque fois qu’une réunion était prévue pour discuter des questions en suspens, l’employeur a fini par l’annuler. En juin, les membres se sont rassemblés pour manifester contre les licenciements annoncés dans le service de buanderie.
« On va tout mettre en œuvre pour protéger les droits de nos membres, ajoute Andrea Werlen. Ce travail, on le fait parce qu’on a notre communauté à cœur. Pas question de se laisser manquer de respect par notre employeur. »