Le SCFP-Saskatchewan sonne l’alarme sur les suppressions des postes de soutien aux usagères et usagers dans les bibliothèques de la Southeast Regional Library à Estevan et à Weyburn. Il est plus que temps que Scott Moe s’occupe du réseau des bibliothèques régionales en le finançant davantage.
Deux membres du SCFP 2174, qui représente le personnel de bibliothèque dans le réseau de la Southeast Regional Library, sont touchés par les pertes d’emplois en question. Leur rôle consiste à soutenir les personnes en recherche d’emploi, à accompagner les usagères et usagers dans l’utilisation des outils numériques, et à favoriser par divers moyens le développement des compétences.
« Partout en Saskatchewan, les bibliothèques régionales sont centrales aux communautés. La suppression de ces postes réduira l’accès à des services précieux pour les gens de Weyburn et d’Estevan », se désole Kent Peterson, président du SCFP-Saskatchewan. « Nous demandons au gouvernement provincial d’apporter un financement d’urgence pour que la Southeast Regional Library puisse rouvrir ces postes et offrir de nouveau les services associés. »
Le SCFP-Saskatchewan demande également au gouvernement provincial de revoir le financement des bibliothèques régionales pour garantir que celles-ci disposent de fonds suffisants pour accomplir durablement leur mission. Ces coupes sont les plus récentes d’une série de suppressions de programmes dans les bibliothèques de la province causée par le sous-financement des bibliothèques régionales et de leurs services. Les membres de la Saskatchewan Association of Rural Municipalities (SARM) et de la Saskatchewan Urban Municipal Association (SUMA) ont adopté des résolutions qui soulignent l’insuffisance actuelle du financement des bibliothèques régionales.
« Les dernières coupes ne sont qu’un symptôme de cette grande maladie, observe Kent Peterson. Le système de financement des bibliothèques régionales est désuet et ne fonctionne plus ni pour les bibliothèques, ni pour les employé(e)s, ni pour les municipalités, ni pour la population. Le gouvernement provincial doit repenser ce système aujourd’hui malade avant que les communautés ne perdent davantage de services essentiels. ».