Le SCFP 2512 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) condamnent fermement le Conseil scolaire catholique de Waterloo pour sa décision de supprimer de nombreux postes malgré l’actuelle pénurie de personnel et les besoins croissants des élèves à tous les niveaux.
Le conseil scolaire a en effet récemment avisé la section locale qu’il prévoit éliminer 15 postes de surveillance matinale au terme de la présente année scolaire.
Le SCFP 2512, qui compte 1 200 membres, représente une grande diversité de travailleuses et travailleurs de l’éducation au Conseil scolaire catholique de Waterloo, notamment des adjoint(e)s administratifs, du personnel de bureau, des travailleuses et travailleurs en soins aux jeunes, des assistant(e)s en éducation, des éducatrices et éducateurs de la petite enfance agréés, des bibliotechnicien(ne)s, des surveillant(e)s du matin et du midi, des surveillant(e)s de corridor, ainsi que du personnel informatique.
« Les surveillant(e)s du matin ont un rôle indispensable. Ce sont ces personnes qui accueillent les élèves avant le début des classes, qui veillent à leur sécurité dans la cour d’école et qui prennent le relais des parents qui s’en vont ensuite travailler », explique Mechelle O’Hagan, présidente du SCFP 2512. « La décision d’éliminer ces postes n’est tout simplement pas justifiée, d’autant plus que le nombre d’élèves ne cesse de croître et que le financement du conseil scolaire va augmenter. Ces suppressions de postes ne feront que nuire inutilement aux élèves, aux familles et aux communautés scolaires. »
Selon le syndicat, ces postes existent depuis plus de 10 ans et permettent de soutenir les élèves et les familles dans 11 écoles primaires. L’annonce des suppressions, souligne le syndicat, survient alors que le conseil scolaire verra son financement augmenter de 4 % pour l’année scolaire 2026-2027 et que le nombre d’élèves du primaire devrait augmenter de plus de 600.
Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à plus grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018.
« Ce qui se passe au Conseil scolaire catholique de Waterloo, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici de personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Licencier ces travailleuses et travailleurs aura des répercussions sur tout le monde. »
Le SCFP 2512 et le CSCSO demandent à la province de financer adéquatement l’éducation, et au conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière.
« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 2512 qui sont résolu(e)s à se défendre. Nous sommes uni(e)s dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »